Les États-Unis et la Russie discutent à Genève sur fond de tensions en lien avec l’Ukraine

La secrétaire d’État adjointe américaine Wendy Sherman et le vice-ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Riabkov se rencontrent aujourd’hui à Genève. Les demandes formulées par les deux camps paraissent incompatibles. Qu’attendre de cette rencontre? Cette rencontre marque la troisième étape des pourparlers bilatéraux entre les États-Unis et la Russie à Genève depuis que le président américain Joe Biden et son homologue russe Vladimir Poutine s’y sont rencontrés lors d’un sommet très médiatisé en juin dernier. La délégation américaine est menée par la secrétaire d’État adjointe Wendy Sherman. Du côté russe, c’est un autre diplomate chevronné, Sergueï Riabkov, vice-ministre des Affaires étrangères, qui est en charge. «Le sommet de 1985 entre le président américain Ronald Reagan et le dirigeant de l’Union soviétique Mikhaïl Gorbatchev à Genève a marqué la fin de la Guerre froide. On peut espérer que les prochaines discussions entre les États-Unis et la Russie à Genève seront…

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Appel à plus d’action après le retour de deux filles d’un camp syrien

Les spécialistes en droits humains saluent le rapatriement de deux jeunes filles suisses d’un camp syrien, mais estiment que Berne devrait en faire plus pour ses djihadistes présumés, qui sont toujours détenus dans la zone de conflit irako-syrienne. Deux filles âgées de 9 et 15 ans ont été rapatriées en Suisse la semaine passée, sans leur mère. Cette dernière a été déchue de sa nationalité suisse après avoir emmené avec elle ses enfants en Syrie, où elle prévoyait de rejoindre le groupe terroriste État islamique (EI) en 2016. Une troisième fille, la plus jeune, est restée avec elle dans l’un des deux camps contrôlés par les Kurdes, abritant les personnes soupçonnées de liens avec l’EI. Les Nations Unies ont qualifié les conditions humanitaires dans ces camps de «terribles». «Évidemment, je salue ce développement, mais permettre aux citoyennes et citoyens suisses de revenir dans leur pays est vraiment le minimum qui puisse être fait», estime Nils Melzer, le rapporteur spécial…

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La pression monte pour un boycott diplomatique des Jeux de Pékin

La Suisse aura du mal à résister aux appels à ne pas participer aux Jeux olympiques d’hiver si d’autres États démocratiques décident d’organiser un boycott diplomatique de Pékin 2022. La cérémonie d’ouverture de tous les Jeux modernes est, pour reprendre les termes du Comité international olympique (CIO), une «extravagance extraordinaire» – une occasion unique pour le pays hôte de mettre tout en œuvre pour présenter son histoire et sa culture. Dans les tribunes, les autorités politiques du monde entier assistent à la déclaration d’ouverture des Jeux par le chef ou la cheffe d’État du pays ainsi qu’au lâcher de colombes blanches, symbole de paix. Ce public enthousiaste de dignitaires pourrait toutefois être réduit pour les Jeux olympiques d’hiver de Pékin en février prochain, si un nombre croissant d’activistes des droits humains et de personnalités politiques occidentales parviennent à leurs fins. «Quel serait l’impact si tout le monde est là à applaudir les Jeux sans soulever…

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Le rôle des «amis de la Suisse» à Bruxelles? Surcoté

Focalisée sur sa stratégie et ignorant l’évolution des pouvoirs au sein de l’Union européenne, la Suisse s’est engagée dans une impasse avec l’UE. Le conseiller fédéral Ignazio Cassis est attendu de pied ferme lundi à Bruxelles. Analyse. Dans le cénacle européen, la réputation de la Suisse n’est plus à faire. Elle souhaite participer au marché unique tout en préservant son indépendance politique et juridique. En bref, picorer ce qui lui convient («cherry picking»), dit-on à Bruxelles. En mai dernier, Berne a rompu ses négociations en vue d’un accord-cadre avec l’UE. Mais de l’avis de beaucoup en Suisse, les relations avec Bruxelles devraient cependant s’arranger à terme, sur fond de bonne volonté. «En optant pour l’accord-cadre, le Conseil fédéral a agi en conformité avec sa tradition dans le dossier européen, soit en voulant le beurre et l’argent du beurre», estime l’historien suisse Bastien Nançoz, auteur d’un ouvrage sur l’amitié qu’entretenait jadis l’ancien président français…

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«Le conflit ukrainien va durer encore longtemps»

Toni Frisch voit d’un très mauvais œil que Kiev embastille des séparatistes libérés dans le cadre d’échanges âprement négociés, une fois ces derniers présents à l’Ouest. Le conseiller fédéral Ignazio Cassis devrait aborder cette question lors de son voyage en Ukraine, estime l’ex-ambassadeur. Ignazio Cassis, ministre suisse des affaires étrangères, est en Ukraine jusqu’à vendredi. Au menu de sa visite notamment, la préparation de la Conférence sur les réformes en Ukraine des 4 et 5 juillet 2022 à Lugano. Corruption, absence de sécurité du droit et influence des oligarques entravent le développement économique du pays et rendent nécessaires son lot de réformes. Une révolution (Euromaidan) et un conflit armé qui couve toujours en Ukraine de l’est ont encore accru la pression exercée sur Kiev. Le conflit ukrainien Au début du conflit ukrainien, se pose la question de savoir si le pays doit devenir plus étroitement lié à l’UE ou à la Russie. Entre autres, le Kremlin aurait souhaité…

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