WTA 1000 Madrid : Lois Boisson ne revient pas après des mois compliqués
Lois Boisson, demi-finaliste surprise de Roland-Garros 2025, fera son retour à la compétition mardi au WTA 1000 de Madrid contre l’Américaine Peyton Stearns. Après plus de six mois d’absence en raison de blessures et d’erreurs médicales, elle espère tourner la page douloureuse avant Roland-Garros.
Revoilà Lois Boisson. Demi-finaliste surprise de Roland-Garros 2025 et lauréate à Hambourg quelques semaines plus tard – son premier titre en WTA 250 – la Française fait son grand retour à la compétition mardi lors du WTA 1000 de Madrid, où elle affrontera l’Américaine Peyton Stearns. Elle n’a pas participé à des compétitions depuis septembre en raison de plusieurs blessures, mais aussi d’erreurs médicales. Boisson espère tourner la page sur cette période douloureuse à un mois de Roland-Garros.
**Après plus de six mois éloignée des courts, comment vous sentez-vous ?**
« Si je suis là, c’est que ça va mieux. Ces derniers mois ont été très compliqués, les plus difficiles depuis que je joue au tennis. Je les ai mal gérés mentalement, on va dire. Mais je pense que tout ce qui s’est passé n’est pas un hasard, cela m’a appris des choses et m’aidera à l’avenir. Je suis convaincue que j’ai les capacités pour réaliser de belles choses dans le tennis. Je suis heureuse aujourd’hui d’en sortir plus forte et d’avoir un peu digéré tout ça. »
**Cela a-t-il été difficile de digérer cette période après les attentes suscitées par votre parcours à Roland-Garros ?**
« Peut-être sans le savoir, oui, cela a ajouté une forme de stress, de pression, quelque chose que je n’avais tout simplement pas l’habitude de vivre, toute cette attention autour de moi. C’est surtout à cause des blessures, le fait de ne pas avoir pu faire ce que j’aurais pu faire grâce à Roland-Garros. »
**Comment expliquez-vous cet enchaînement de blessures (jambe puis bras) ?**
« Les deux petites blessures que j’ai eues à la jambe n’étaient pas graves, elles arrivent à tout le monde à un moment donné. Jouer beaucoup de matches et les enchaîner, c’est compliqué physiquement. C’est surtout cette blessure au bras qui a été inattendue, honnêtement, et difficile à gérer. »
**Vous avez retardé plusieurs fois votre retour. Pensez-vous que vous angoissiez à l’idée de revenir sur un court de tennis ?**
« Il y a eu pas mal d’erreurs du côté médical. On m’annonçait des délais qui n’étaient pas réels et qui ne correspondaient pas aux temps dont j’avais besoin. C’est pour cela qu’il y a eu plusieurs faux retours (au WTA 250 de Rouen, notamment). J’étais trop juste dans les délais. Je n’avais pas pu reprendre certains coups juste avant la date, donc il n’y avait aucun intérêt à aller faire un match. Je ne pouvais pas le terminer. »
**Le contraste entre l’attention médiatique et du public après Roland-Garros et vos six mois d’absence a-t-il été difficile ?**
« Oui et non, parce qu’au final, c’est simplement revenu à ce que c’était avant, comme je l’ai toujours vécu. La seule chose difficile, en fait, c’était d’être en dehors du court. »
**Comment sont vos premières sensations à Madrid ?**
« Je ressens vraiment une bonne énergie. Le fait de revenir sur le circuit, sur un tournoi, je sens que cela m’apporte quelque chose que je n’avais pas eu depuis un moment. Cela m’aide aussi à poursuivre ce processus de guérison. »
**Vous collaborez désormais avec le Néerlandais Hendrick Vleeshouwers, ancien coach d’Amanda Anisimova. Que peut-il vous apporter ?**
« Que du positif, à mon avis. C’est un coach que je connais depuis longtemps. Quand j’étais jeune, j’avais pu faire quelques semaines avec lui. Nous nous connaissions en dehors du terrain. Il a une grande expérience sur le circuit et nous avons clairement la même vision pour moi, pour mon jeu et pour mon tennis. »

