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Loena Hendrickx et Nina Pinzarrone évoquent leurs sacrifices avant les JO d’hiver.

Loena Hendrickx a déclaré : « Cela demande énormément de travail, de sacrifices et de force mentale pour participer à trois Jeux d’affilée. » Nina Pinzarrone, 19 ans, a exprimé : « Je n’y crois pas encore totalement, lâche la patineuse. C’est très impressionnant et on se sent un peu spécial, même si je ne comprends pas trop que je suis parmi ces athlètes. »


« Je suis heureuse d’être ici. Ce sont mes 3es Jeux Olympiques, c’est un sentiment incroyable, a déclaré Loena Hendrickx au micro de François Zaleski. Cela demande énormément de travail, de sacrifices et de force mentale pour participer à trois Jeux d’affilée. Et dans le patinage artistique féminin, c’est très rare. »

Après une saison 2025 marquée par une blessure à la cheville, la septième des Jeux Olympiques de Pékin a rencontré des problèmes à l’aine cet hiver. « J’ai eu une préparation un peu difficile depuis l’Euro. J’ai continué à souffrir de la blessure que j’y avais contractée. Et il y a une semaine et demie, j’ai aussi eu une contusion osseuse à la cheville. Donc tout s’est passé un peu différemment de ce que je voulais. Mais j’ai tiré le meilleur de la situation et je me suis préparée du mieux possible pour cette compétition. Je suis ici, et je veux quand même montrer le meilleur de moi-même. J’espère que mentalement ça ira, parce que l’entraînement n’a pas été optimal. Ça demandera d’être forte mentalement, mais on verra ce que ça donne. Je suis contente d’être là, et c’est le plus important. »

D’autant plus que la patineuse partagera cette fois l’expérience avec une compatriote, Nina Pinzarrone. « Pour le sport, c’est génial. Il y a quelques années, j’étais seule. J’ai obtenu des places qui ont permis à deux, puis trois Belges d’aller aux Mondiaux. C’est très agréable d’être ici à deux. Le patinage grandit en Belgique, et c’est quelque chose dont on peut être très fiers. » sourit celle qui compte deux podiums aux Mondiaux en 2022 et 2023.

Une performance qui semble difficilement transposable lors de ces Jeux Olympiques. « Comme je l’ai dit, la préparation n’a pas été idéale. Je n’essaie pas de me focaliser sur un classement. Je pense avoir déjà atteint tout ce que je voulais dans ma carrière. Je veux juste bien patiner ici et quitter la glace avec un bon sentiment. Me battre, donner le maximum, c’est le plus important. Une médaille ? Je pense que ce serait très ambitieux. Il y a beaucoup de grandes favorites ici. Les Américaines sont très fortes, les Japonaises aussi. Je souhaite à tout le monde un programme sans faute. Je ne pense pas que je doive rêver d’une médaille. » tempère l’Anversoise en guise de conclusion.

Son ressenti est quelque peu différent chez Nina Pinzarrone. À 19 ans, la Bruxelloise vit un rêve éveillé. « Je n’y crois pas encore totalement, lâche la patineuse. C’est très impressionnant et on se sent un peu spécial, même si je ne comprends pas trop que je suis parmi ces athlètes. Mais je suis très contente d’être ici. »

Une certaine simplicité qui ne prend néanmoins pas le dessus sur une réelle concentration. « Les dernières semaines après les championnats d’Europe (ndlr : avec une 4e place), j’ai vraiment beaucoup plus travaillé. J’ai travaillé le plus possible avant une compétition, plus que je ne l’avais jamais fait. C’était le but : être la plus prête possible ici. Je me sens vraiment bien et les entraînements se déroulent très bien. J’espère pouvoir montrer ça sur la glace olympique. » insiste Pinzarrone.

Plutôt jeune, l’athlète ne laisse rien au hasard, y compris l’aspect mental d’une approche olympique. « Oui, je travaille de plus en plus avec une coach mentale pour essayer d’appréhender et de me préparer au mieux au stress olympique, si l’on peut dire ça comme ça. Mais pour moi, je vais juste essayer de m’amuser dans cette expérience et de me dire que c’est une compétition comme une autre, où il faut faire de son mieux. Je ne vais pas me mettre la pression. » détaille la patineuse qui évite de parler de médaille. « Il faut toujours rêver le plus haut. Bien sûr qu’on en rêve, mais je ne vais pas trop y penser. Le plus important pour moi, c’est d’être très contente après les prestations.«