Soirées du Ramadan à Fès : La culture ne manque pas au programme
Cinéma, musique, chant et danse animeront les soirées et nuits du mois de Ramadan à Fès, avec des événements tels que le programme « Les nuits du Ramadan – Au rythme du mois sacré » de l’Institut français. Le 25 février, un ciné-concert avec des films muets d’époques passées sera présenté, suivi le 13 mars d’un concert de Racine Fola au centre Kan Ya Makan Rdda.
Cinéma, musique, chant et danse animeront les soirées et nuits du mois de Ramadan à Fès, une ville qui accorde une place importante aux traditions, coutumes et à l’ouverture culturelle sur le monde. La programmation phare de l’Institut français (IF), intitulée « Les nuits du Ramadan – Au rythme du mois sacré », fera son retour cette année avec un large éventail d’expressions culturelles destinées à un public varié.
Pour célébrer la fin de la journée, les amateurs de cinéma pourront assister, le 25 février, à une projection d’environ une heure de films pour le plaisir, mettant en lumière des stars du septième art des débuts, où un pianiste accompagnait des films muets à la fois irrésistibles, drôles, inventifs et pleins de fantaisie, notamment Max Linder, Buster Keaton ou Laurel et Hardy. Le programme sera présenté par le producteur, réalisateur et directeur artistique, qui jouera également en direct au piano, promettant un ciné-concert qui ravira et fera rire le public.
Deux jours plus tard, au centre Kan Ya Makan Rdda, au cœur de la médina, un souffle nouveau viendra dynamiser la scène : celui de la danse. Le chorégraphe Taoufiq Izeddiou y présentera « La Terre en transe », un spectacle qui convoque les corps, les mémoires et les rythmes du monde entier. Au programme, neuf danseurs et trois musiciens inviteront le public à participer à un rite collectif, mêlant beats technos et percussions rituelles, où le lâcher-prise devient une forme de résistance. Selon ses créateurs, « La Terre en transe » propose un espace de respiration, un remède dansé, et une invitation à se reconnecter à soi et aux autres.
Le 13 mars, le même centre accueillera un concert de Racine Fola, un collectif multiculturel de musiciens passionnés qui collaborent et tissent des liens artistiques entre leurs pays d’origine : le Sénégal, le Maroc et la France. En langue Mandingue, Fola signifie « celui qui détient le savoir traditionnel et qui le transmet ». Dans cet esprit, le collectif offre des chants et des mélodies destinés à toucher les âmes et ouvrir les cœurs, permettant au public de vivre une expérience sensorielle et spirituelle.
Dans le cadre de son programme en réseau « Nuits du Ramadan », l’institut espagnol proposera également un moment dédié au patrimoine culturel commun. Pour commencer, il prévoit un concert du violoniste et chanteur maroco-espagnol Hamid Ajbar, qui dirige le projet musical « Jinan Al Andalus » (Jardins d’Al-Andalus), prévu le 26 février à destination du public de la ville idrisside.
« Jinan Al Andalus » s’inspire de l’héritage spirituel des qasidas, poèmes et muwashahat de la tradition soufie d’Al-Andalus, du Maroc et du Moyen-Orient, en faisant référence à des auteurs tels qu’Ibn Arabi, Rabia Al Adawiyya, Shushtari ou Busayri. Ce répertoire propose un voyage musical et spirituel reliant les jardins de Cordoue, Grenade et du Maghreb à ceux de Damas, à travers divers styles, rythmes et maqâmât spécifiques à chaque région. Le concept de « Jinan » évoque à la fois des espaces de beauté terrestre et une dimension intérieure liée au cœur et à l’âme.

