Serge Bromberg lance les ‘Nuits du Ramadan’ avec un ciné-concert à Fès.
Un ciné-concert du producteur et réalisateur français Serge Bromberg a eu lieu au centre Les Etoiles de la Médina de Fès pour inaugurer la vingtième édition des ‘’Nuits du Ramadan’’. L’Institut français d’Essaouira organise, le mercredi 4 mars, un ciné-concert célébrant l’âge d’or du cinéma muet, avec Serge Bromberg en tant qu’artiste accompagnateur au piano.
Un ciné-concert du producteur, réalisateur et directeur artistique français, Serge Bromberg, a eu lieu mercredi soir au centre Les Etoiles de la Médina de Fès, inaugurant ainsi la vingtième édition des « Nuits du Ramadan ». La soirée, organisée par l’Institut français dans le cadre de ce rendez-vous culturel et artistique annuel, a permis au public de vivre une expérience cinématographique unique, au cours de laquelle les passionnés du cinéma ont redécouvert de grandes stars du cinéma muet des premières décennies du XXe siècle, accompagnés par les notes de piano de Serge Bromberg.
Les spectateurs ont pu apprécier des chefs-d’œuvre irrésistibles, drôles et inventifs, de Max Linder, Buster Keaton ou Laurel et Hardy, qui ont offert une nouvelle perspective sur un contexte artistique revisité grâce à des innovations ainsi qu’à un travail artistique remarquable. « Le cinéma muet n’est pas un cinéma ancien, car le septième art n’a jamais été conçu pour être ancien, mais pour attirer le public », a affirmé Serge Bromberg, notant que le terme « cinéma muet » n’est apparu qu’après l’invention du cinéma parlant. Pour lui, ce type de cinéma, durant les trois premières décennies de l’histoire du septième art, a constitué les bases du cinéma moderne, avec tout ce qu’il contient de divertissement, de plaisir et d’émotions. « Mon objectif est de faire revivre au public de Fès ces émotions », a-t-il ajouté.
Ibrahim Zerkani, responsable culturel de l’Institut français de Fès, a souligné que Serge Bromberg, qui possède de multiples talents, se distingue par son travail sur la mémoire cinématographique, à travers la restauration de films anciens et leur accompagnement musical au piano. Cette année, « nous avons ainsi choisi d’innover et de s’ouvrir davantage sur ce genre d’expériences, aux côtés de la programmation classique du chant et de la danse », a-t-il précisé.
Ce choix a attiré un public nombreux, notamment des amateurs de cinéma et d’arts visuels, qui ont réagi aux œuvres projetées avec rires et émotions, dans une ambiance conviviale du Ramadan. La programmation des « Nuits du Ramadan » se poursuivra vendredi au centre Kan Ya Makan Rdda, situé au cœur de la médina, avec un spectacle de danse du chorégraphe Taoufiq Izeddiou, qui présentera « La Terre en transe ». Le 13 mars, le même centre accueillera un concert de Racine Fola, un collectif multiculturel de musiciens passionnés originaire du Sénégal, du Maroc et de la France.
L’Institut français d’Essaouira organisera, le mercredi 4 mars, un ciné-concert célébrant l’âge d’or du cinéma muet, avec accompagnement au piano en direct et présentation assurés par l’artiste Serge Bromberg. Destiné aux amoureux du septième art, cet événement proposera près d’une heure de projections de films muets restaurés, alliant humour, inventivité et fantaisie. Le programme mettra en avant de grandes figures du cinéma burlesque, notamment Buster Keaton avec One Week (1920), Max Linder avec Max veut faire du théâtre (1912), ainsi que le duo mythique Stan Laurel et Oliver Hardy dans Liberty (1928). Serge Bromberg, collectionneur et restaurateur passionné d’anciennes œuvres cinématographiques, est engagé depuis plus de trente ans dans la préservation et la transmission du patrimoine cinématographique. Il se produit à l’international à travers des ciné-concerts, offrant au public une immersion dans l’univers des premières projections cinématographiques, à une époque où la musique au piano accompagnait les images et participait pleinement à l’expérience artistique et émotionnelle des spectateurs.

