Nasser Bourita : La crédibilité électorale ne peut être garantie sans tous.
Le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a affirmé que « la crédibilité d’un processus électoral ne peut être pleinement garantie si elle exclut une partie de la population », lors d’une cérémonie à Rabat. Il a également noté que près de 400 observateurs, représentant les cinq régions africaines et comprenant 65 % de femmes et 85 % de jeunes, ont été formés à Rabat.
La crédibilité d’un processus électoral ne peut être pleinement garantie si elle exclut une partie de la population, a déclaré, lundi à Rabat, Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger.
Lors de l’inauguration de la 5e édition du Cycle de formation des observateurs électoraux de l’Union Africaine (UA), co-présidée avec Bankolé Adeoye, Commissaire de l’Union africaine aux Affaires Politiques, à la Paix et à la Sécurité, le ministre a souligné que « nos femmes, notre jeunesse, les personnes en situation de handicap, toutes ces voix doivent être présentes, non pas par obligation symbolique, mais parce que leur inclusion est gage d’excellence et de légitimité ».
Il a ajouté que « la force de ce cycle réside dans sa capacité à refléter la réalité de nos sociétés », notant que l’inauguration de cette 5e édition marque la « ténacité d’une vision et la maturité d’une ambition continentale », célébrant une demi-décennie de partenariat exemplaire entre le Royaume et l’UA.
Nasser Bourita a expliqué que le « cycle continue d’œuvrer pour une Afrique stable, pacifique et résolument maîtresse de son destin », conformément aux Hautes Orientations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste. Il a affirmé que cette formation « est née d’une conviction profonde et inébranlable » que « la démocratie africaine ne se consolidera que si elle est portée par des mains africaines, formées, indépendantes et pleinement engagées ». Il a salué l’engagement personnel et le leadership du Commissaire de l’UA, Bankole Adeoye, qui ont été essentiels à la réussite de ce partenariat.
Le ministre a également rappelé que près de 400 observateurs ont été formés à Rabat, provenant des 53 pays du continent, représentant les cinq régions africaines, dont 65 % sont des femmes et 85 % sont des jeunes. Face aux menaces émergentes à l’ère numérique, comme les deepfakes, la désinformation algorithmique et l’utilisation abusive de l’IA, il a souligné la nécessité de s’adapter et d’anticiper les risques pour fournir aux observateurs africains les outils nécessaires afin de relever ces défis.
Enfin, il a noté que la 3e édition du Séminaire-dialogue sur la démocratie et les élections en Afrique, co-organisée avec le Policy Center for the New South, vient compléter cette formation technique d’une perspective intellectuelle et géopolitique, sur le thème « La numérisation de la démocratie : stratégies d’Intelligence artificielle portées par la jeunesse dans un monde en mutation ».

