Maroc

Mohammed El Habib Belkouch : NMIRF ne se limite pas à la technique.

Le délégué interministériel aux droits de l’Homme, Mohammed El Habib Belkouch, a affirmé, mardi à Genève, que l’action des mécanismes nationaux de mise en œuvre, d’établissement de rapports et de suivi « excède la seule dimension technique pour atteindre celle, autrement substantielle, du politique ». Il a évoqué le Plan d’action 2026-2030 adopté lors du IIIe Séminaire international à Lisbonne, qui s’articule autour de cinq priorités, dont l’expansion du Réseau et le renforcement des capacités.


L’action des mécanismes nationaux de mise en œuvre, d’établissement de rapports et de suivi (NMIRF) « excède la seule dimension technique pour atteindre celle, autrement substantielle, du politique », a déclaré, mardi à Genève, le délégué interministériel aux droits de l’Homme, Mohammed El Habib Belkouch.

Il a expliqué que l’action de ces mécanismes “engage la crédibilité des engagements internationaux des États, leur capacité à y répondre et la confiance que les citoyens placent dans leurs institutions et aux mécanismes internationaux”, lors d’un événement parallèle de haut-niveau en marge de la 61e session du Conseil des droits de l’Homme qui se déroule du 23 février au 31 mars.

Dans son discours sur le thème : « Faire avancer l’agenda de la mise en œuvre : prochaines étapes pour le réseau des mécanismes nationaux de mise en œuvre, d’établissement de rapport et de suivi et le hub virtuel des NMIRF », M. Belkouch a souligné que puisque “cet enjeu est d’abord politique, la réponse se doit de l’être également”.

Il a précisé que les NMIRF ne sont pas de simples dispositifs administratifs : ce sont des mécanismes de mission qui reposent sur une volonté politique clairement affichée, celle d’ériger la mise en œuvre des recommandations internationales en axe structurant de l’action gouvernementale.

D’après lui, l’inscription des NMIRF dans l’agenda onusien découle d’un mouvement engagé depuis près de deux décennies à travers une série de résolutions onusiennes, ayant établi ces mécanismes comme des outils essentiels de l’architecture institutionnelle des États.

En faisant le bilan de l’action du Réseau, M. Belkouch a mentionné le Plan d’action 2026-2030 adopté lors du IIIe Séminaire international à Lisbonne, qui s’articule autour de cinq priorités : l’expansion du Réseau, la communication via notamment la plateforme numérique, le soutien à la création et au développement des NMIRF, le renforcement des capacités et l’apprentissage par les pairs, ainsi que les partenariats et la mobilisation des ressources.

Il a affirmé que l’engagement du Royaume s’inscrit dans la vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, qui a établi les droits de l’Homme comme fondements de notre projet démocratique, et dans la Constitution de 2011 qui consacre leur prééminence et institue une architecture institutionnelle axée sur la bonne gouvernance et la redevabilité.

M. Belkouch a également mis en avant le rôle moteur du Maroc dans la dynamique internationale des NMIRF, en rappelant l’organisation, en décembre 2022 à Marrakech, du premier séminaire international ayant abouti à la “Déclaration de Marrakech” qui a consacré la création du Réseau international des NMIRF, puis l’adoption en mai 2024 de la Déclaration d’Asunción, acte constitutif du Réseau, élaborée en coordination avec le Paraguay et le Portugal.

Le responsable marocain a enfin souligné l’adoption, en octobre 2024, du Marrakech Guidance Framework à l’issue du 10e Dialogue de Glion, présenté comme un référentiel de bonnes pratiques intégrant la mise en œuvre des recommandations internationales, les objectifs de développement durable et les avancées technologiques.

Il a conclu en annonçant la disposition du Royaume du Maroc à accueillir le IVe Séminaire international sur les NMIRF, un événement visant à consolider les acquis du Réseau, poursuivant ainsi l’esprit de Marrakech.