Maroc

Courage et créativité : un défi à relever face au handicap.

Le court métrage «Les Yeux de l’Espoir», réalisé par Lotfi Barjy, a été projeté récemment au Complexe culturel Anfa de Casablanca. Lors de cette soirée, organisée par l’Association Arts, Cultures et Créations de l’Université Hassan II de Casablanca, des prix ont été remis aux participants, notamment le Prix d’Interprétation Masculine à Walid Handach et le Prix d’Interprétation Féminine à Lamya Chemsi.


Le court métrage « Les Yeux de l’Espoir » a été projeté récemment au Complexe culturel Anfa de Casablanca lors d’une soirée rassemblant artistes, professionnels du cinéma, journalistes et un public nombreux venu soutenir une initiative culturelle engagée.

Cette projection, réalisée par Lotfi Barjy, s’est tenue dans une ambiance conviviale et émotive, suscitant une forte réaction parmi le public qui a chaleureusement applaudi les acteurs pour leurs performances et leur engagement dans ce projet cinématographique à forte dimension sociale.

La trame du film aborde l’histoire inspirante d’Adil Mansour, un étudiant universitaire non-voyant qui, à travers ses multiples talents et sa détermination, prouve que le handicap ne constitue pas une barrière à la créativité ni à la réussite.

Tout au long de ce récit sensible et humaniste, le réalisateur met en avant les réalités des personnes non-voyantes au Maroc, avec une approche artistique sincère et engagée, accompagnée d’un message d’espoir et de dépassement de soi.

Cette soirée, organisée par l’Association Arts, Cultures et Créations de l’Université Hassan II de Casablanca, en partenariat avec la Faculté des lettres et des sciences humaines Aïn Chock, a également rendu hommage à deux personnalités du monde artistique : le scénariste et réalisateur Hassan Benjelloun, figure incontournable du cinéma marocain, et Fattah Ngadi, compositeur et acteur.

Lors de cet événement, Hassan Benjelloun a salué l’engagement de Lotfi Barjy, soulignant sa persévérance et son dévouement pour le cinéma, malgré ses responsabilités en tant que professeur à l’Université Hassan II. Il a également félicité les jeunes artistes ayant participé à cette production et a insisté sur l’importance de transmettre l’expérience aux jeunes créateurs à travers des masterclasses et des projets collaboratifs.

Fattah Ngadi a, pour sa part, salué cette belle initiative culturelle et a exprimé sa volonté de collaborer avec de jeunes talents dans les domaines de la musique et du cinéma.

L’acteur et directeur du Théâtre El Kanfaoui, Hicham Bahloul, a également profité de l’occasion pour rappeler le rôle essentiel des grands réalisateurs marocains, notamment Hassan Benjelloun, qui ont permis à de nombreux acteurs d’accéder à la scène cinématographique nationale, comme Mohamed Naji et Mekouar Saddik. Il a ensuite encouragé les jeunes à participer aux projets cinématographiques futurs.

La soirée a été émaillée de performances musicales, avec la chanteuse Ihssan Lazrak interprétant « Ayam Chiti » de Fairuz ainsi que « Ana Hor » d’Abdelhadi Belkhayat, tandis que Nisrine a chanté « Kan Endna Tahoun » de Fairuz, des performances chaleureusement accueillies par le public.

Des trophées et attestations de mérite ont été remis aux participants et contributeurs du projet. Le Prix de Mérite et Reconnaissance a été attribué au réalisateur Lotfi Barjy. Le Prix d’Interprétation Masculine a été décerné à Walid Handach, tandis que Lamya Chemsi a reçu le Prix d’Interprétation Féminine.

D’autres distinctions ont été attribuées durant la soirée, soutenue par plusieurs partenaires, dont Image Factory, IHB, LionsGeek, le Complexe Culturel Anfa, le Groupe Scolaire Le Giron, l’Atelier Pouchkine FLSHA et l’École IGA Casablanca. Ces distinctions incluent les Prix d’Encouragement (Saad Bouchakou), le Prix d’Encouragement – Organisation (Chayma Machallah) et le Prix Réalisation Vidéo Hommage (Rada Bouaita).

Alain B.