André Azoulay : Le Musée d’Essaouira ne connaît pas de nouvelle jeunesse
La renaissance et la refondation du Musée Sidi Mohammed Ben Abdallah vont consolider et élargir le tissu des infrastructures culturelles et artistiques à Essaouira, a déclaré M. André Azoulay, Président Fondateur de l’Association Essaouira Mogador. La 15e édition des « Journées du patrimoine de Casablanca » accueillera le Salon du livre et des créateurs, du 16 au 19 avril.
La renaissance et la refondation du Musée Sidi Mohammed Ben Abdallah vont renforcer et élargir le réseau des infrastructures culturelles et artistiques essentielles à la dynamique économique et sociale d’Essaouira, a déclaré M. André Azoulay, Président Fondateur de l’Association Essaouira Mogador, lundi à Rabat.
Aux côtés du ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mohamed Mehdi Bensaid, du président de la Fondation nationale des musées, Mehdi Qotbi, et du président du Conseil communal d’Essaouira, Tarik Ottmani, M. Azoulay a exprimé sa satisfaction quant au partenariat établi entre ces trois institutions pour « offrir une nouvelle jeunesse à ce Musée qui a longtemps été l’institution culturelle de référence de la ville avant de devenir l’ombre de lui-même et de son glorieux passé ».
L’école souirie des arts plastiques « s’épanouit au Maroc et dans le monde », a souligné M. Azoulay, qui a insisté sur la « légitimité et l’urgence de fournir une adresse, un espace et une maison commune aux peintres, sculpteurs et photographes ayant matérialisé la riche créativité propre à l’école souirie des arts plastiques ».
Cette école « a depuis longtemps conquis les grands musées occidentaux des arts contemporains et attire les collections d’amateurs et de professionnels mécènes privés », a-t-il ajouté, rappelant que les espaces souiris « mémoriels ou d’exposition se multiplient et connaissent aujourd’hui un succès indéniable ».
« Bayt Dakira, inauguré à Essaouira par SM le Roi Mohammed VI le 15 janvier 2020, en est la preuve la plus éloquente et spectaculaire avec 97.500 visiteurs en 2024 et un peu plus de 120.000 en 2025 », a conclu M. Azoulay, rappelant « l’ancrage volontariste de la dynamique souirie dans une synthèse qui parvient à additionner l’universalité des richesses de notre patrimoine, la diversité de nos cultures et l’immense potentiel de nos arts créatifs, toujours en phase avec les mutations et révolutions technologiques des marchés et scènes culturelles mondiales ».
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**Bouillon de culture**
**Musique**
La cérémonie d’ouverture de la 4e édition du Festival marocain de la musique andalouse se déroulera le 15 mai à Casablanca, avec deux programmes artistiques. Le premier sera animé par l’Orchestre andalou de Tétouan, dirigé par l’artiste Fahd Benkiran, accompagné des ténors Hakim (Espagne) et Bilal El Haouaj, qui proposeront un répertoire allant des ouvertures instrumentales aux célèbres extraits de la nouba. Le second programme réunira l’Orchestre andalou, dirigé par Amine Debbi, l’artiste Haj Mohamed Bajeddoub ainsi que la chanteuse Bahaa Ronda.
**Patrimoine**
La 15e édition des « Journées du patrimoine de Casablanca » accueillera le Salon du livre et des créateurs, du 16 au 19 avril. La place Rachidi proposera un programme ouvert à tous, avec diverses activités culturelles, notamment des concerts, des lectures et des créations, « où la ville raconte son histoire autrement ».
**Festival**
La Faculté des lettres et des sciences humaines de Rabat, faisant partie de l’Université Mohammed V de Rabat, organisera la 2e édition du « Festival national du film universitaire », du 20 au 22 mai prochain. Selon les organisateurs, ce festival, véritable plateforme estudiantine, se veut un événement artistique et académique engagé, affirmant que l’étudiant est au cœur de la production du savoir et de la création artistique. L’objectif est de fournir un cadre académique permettant aux étudiants de présenter leurs réalisations cinématographiques et de discuter de leurs projets artistiques, alliant liberté de création et rigueur de la recherche scientifique.

