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Guerre en Ukraine : La cheffe de la diplomatie de l’UE estime que Poutine n’est « pas en position de force »

Bruxelles a pointé mardi les faiblesses du Kremlin dans le cadre de la guerre en Ukraine. Les négociations entre Moscou et Kiev sous médiation américaine sont en pause depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient fin février.


Dans le contexte de la guerre en Ukraine, Bruxelles a souligné mardi les vulnérabilités du Kremlin. La cheffe de la diplomatie de l’UE a expliqué qu’elle souhaitait les utiliser pour mener des négociations en vue d’un accord de paix.

Le président russe a déclaré ce week-end que la guerre qu’il a déclenchée il y a plus de quatre ans contre l’Ukraine « touchait à sa fin ». Kaja Kallas a évalué, à l’issue d’une réunion des ministres de la Défense des États membres de l’UE, que « ce que cette déclaration indique clairement, c’est qu’il n’est pas en position de force ». Elle a ajouté : « Donc, je pense qu’il y a une opportunité pour mettre fin à la guerre ».

Kaja Kallas, défenseure d’une approche « dure » envers la Russie

Lundi, cette ancienne Première ministre estonienne, perçue comme une « dure » face à la Russie, avait déjà fait remarquer que la « dynamique » de la guerre était en train de se transformer en faveur de Kiev, suite à des avancées russes limitées sur le terrain, accompagnées de pertes lourdes, et d’une intensification des frappes ukrainiennes sur les infrastructures pétrolières russes.

Néanmoins, le Kremlin a jugé mardi qu’il était prématuré de discuter des « détails concrets » pouvant mener à la paix entre les deux belligérants, en réaction aux propos de Vladimir Poutine. La Russie a également notifié qu’elle avait relancé son offensive après une trêve de trois jours, que les deux camps s’accusent réciproquement d’avoir violée.

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Les pourparlers entre Moscou et Kiev, facilités par les États-Unis, sont suspendus depuis le début des hostilités au Moyen-Orient fin février. L’hypothèse d’une médiation de l’ancien chancelier allemand Gerhard Schröder entre l’Europe et la Russie a également été envisagée ce week-end par le président russe. Cependant, Kaja Kallas et plusieurs ministres des affaires étrangères de pays de l’UE ont écarté lundi cette option.