International

Guerre au Moyen-Orient : la « ligne jaune » d’Israël vers Liban et Gaza.

L’armée israélienne a annoncé ce samedi avoir établi une « ligne jaune » de démarcation dans le sud du Liban et mené des frappes contre des suspects depuis la veille. Le président américain Donald Trump a annoncé jeudi l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban, effectif depuis minuit heure locale vendredi.


L’armée israélienne a déclaré ce samedi avoir établi une « ligne jaune » de démarcation dans le sud du Liban et a mené des frappes depuis la veille contre des individus suspectés de s’approcher de ses troupes.

« Au cours des dernières 24 heures, les forces [israéliennes déployées] au sud de la ligne jaune, dans le sud du Liban, ont repéré des terroristes qui violaient les arrangements du cessez-le-feu et s’étaient approchés de nos forces à partir de zones au nord de la ligne jaune, ce qui représentait une menace immédiate », précise un communiqué militaire diffusé au deuxième jour de la trêve avec le Liban, marquant pour la première fois la mention de cette « ligne jaune ».

Dans la bande de Gaza, la « ligne jaune » désigne la démarcation entre la zone contrôlée par le mouvement islamiste palestinien Hamas et celle occupée par l’armée israélienne, qui reprend plus de 50 % de ce territoire après le retrait des troupes israéliennes dans le cadre du cessez-le-feu déclaré en octobre.

« La ligne jaune constitue une nouvelle frontière – une ligne de défense avancée pour les localités [israéliennes] et une ligne d’attaque », déclarait début décembre le chef d’état-major de l’armée israélienne, Eyal Zamir, lors d’une intervention à Gaza devant des réservistes.

Ce samedi, « immédiatement après l’identification [des suspects], et afin de faire disparaître cette menace, l’armée de l’Air et les forces sur le terrain ont attaqué les terroristes dans plusieurs secteurs du sud du Liban », ajoute le communiqué militaire de l’armée israélienne, qui évoque également « des tirs d’artillerie [israéliens] pour appuyer les forces terrestres opérant dans la zone ».

Dans son communiqué, l’armée israélienne affirme agir conformément aux directives reçues du gouvernement israélien et qu’elle « est autorisée à prendre les mesures nécessaires à la légitime défense face aux menaces […] les actions de défense et de neutralisation des menaces n’étant pas limitées pendant la période de cessez-le-feu ».

Le président américain Donald Trump a annoncé jeudi l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu entre Israël et le Liban, où l’armée israélienne était de nouveau en guerre ouverte contre le mouvement islamiste libanais Hezbollah, allié de l’Iran, depuis le 2 mars. Le président libanais Joseph Aoun et le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou ont indiqué avoir accepté ce cessez-le-feu de dix jours, effectif depuis minuit heure locale vendredi (23 heures en France).