Espagne : Trois policiers canadiens arrêtés pour agression sexuelle
Les trois hommes, des policiers canadiens, étaient hors service en vacances en Espagne et sont visés par une enquête pour agression sexuelle commise à Barcelone dans la nuit du 13 au 14 mai. Deux de ces hommes ont été arrêtés le 13 mai, tandis qu’un troisième a été interpellé deux jours plus tard sur l’île de Majorque.
Les trois hommes étaient en vacances en Espagne, hors de service. Des policiers canadiens sont sous enquête pour une agression sexuelle perpétrée à Barcelone dans la nuit du 13 au 14 mai.
Deux de ces hommes ont été appréhendés le 13 mai, tandis qu’un troisième a été arrêté deux jours plus tard sur l’île de Majorque, aux Baléares, où il s’était rendu après les événements, a précisé un porte-parole de la police régionale de Catalogne.
Caresses et coups dans un taxi
Parmi les deux hommes interpellés à Barcelone, l’un a été mis en examen pour agression sexuelle et coups et blessures, tandis que l’autre a été libéré. Ce dernier est rentré au Canada, mais demeure sous enquête. Les accusations portées contre l’homme arrêté à Majorque n’ont pas encore été divulguées.
L’agression a eu lieu alors que les trois hommes partageaient un taxi avec une prostituée dans le centre historique de Barcelone, selon les forces de l’ordre, qui ont indiqué que les hommes avaient caressé et frappé la femme. D’après le quotidien barcelonais El Periodico de Catalunya, qui a été le premier à relater l’incident, les hommes auraient essayé de contraindre la femme à avoir des relations sexuelles avec eux trois et, face à son refus, ils auraient adopté un comportement agressif.
La police de Toronto déjà épinglée
La police catalane n’a pas fourni de détails sur les suspects, mais un porte-parole de la police municipale de Toronto a confirmé qu’il s’agissait de policiers de la ville qui n’étaient pas en service au moment des faits. Il a informé les médias canadiens qu’ils seraient suspendus.
La maire de Toronto, Olivia Chow, a déclaré que si les policiers étaient déclarés coupables, ils « devront être punis », qualifiant les accusations de « graves ». « La confiance du public dans la police est fondamentale », a-t-elle affirmé lors d’une conférence de presse à Toronto mardi.
Cette affaire intervient alors que le service de police de Toronto fait déjà face à des soupçons de corruption liés à des allégations selon lesquelles des agents auraient accepté des pots-de-vin et assisté des trafiquants de drogue, ce qui a entaché sa réputation.

