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Espagne : Enquête de la Garde civile sur une ex-militante du Parti socialiste

La Garde civile espagnole est entrée mercredi matin au siège du Parti socialiste pour « demander des documents » dans le cadre d’une enquête sur une ex-militante. Le procès du frère de Pedro Sánchez, David, pour trafic d’influence débutera jeudi.


Canicule en Europe, mais crise pour le Parti socialiste (PSOE). Ce mercredi matin, la Garde civile espagnole a procédé à une perquisition du siège du parti du Premier ministre Pedro Sánchez afin de « demander des documents » dans le cadre d’une enquête ouverte depuis plusieurs mois concernant une ancienne militante, selon des sources judiciaires et policières.

Ce développement survient dans un contexte tendu pour la gauche au pouvoir, déjà affaiblie par plusieurs affaires judiciaires, notamment la mise en cause récente de l’ancien chef du gouvernement socialiste, José Luis Rodriguez Zapatero, placé sous enquête pour trafic d’influence, un fait sans précédent en Espagne concernant un ancien Premier ministre.

### Une pression judiciaire de toute part

Les investigations portent sur des soupçons de manipulations et d’interventions irrégulières au sein de la SEPI, l’organisme public gérant les participations de l’État dans diverses entreprises, impliquant l’ancienne militante du PSOE, Leire Diez, qui fait l’objet d’une enquête depuis plusieurs mois.

Le gouvernement de Pedro Sánchez subit une pression intense ces derniers jours, exacerbée par la mise en cause de José Luis Rodriguez Zapatero, figure emblématique du Parti socialiste espagnol. L’exécutif, qui a orchestré le sauvetage de la compagnie aérienne au centre des accusations de trafic d’influence, réfute toute irrégularité, et l’ancien Premier ministre, en fonction de 2004 à 2011, clame son innocence.

### Tolérance zéro

« Tolérance zéro à l’égard de tout type d’attitude ou de comportement irrégulier ou illégal », a déclaré mercredi en séance devant les députés, Carlos Cuerpo, vice-président du gouvernement et ministre de l’Économie, appelant au « respect de la présomption d’innocence ».

Peu avant, Alberto Núñez Feijóo, leader du principal parti d’opposition (Parti populaire, droite), avait critiqué « l’agonie » et « l’indécence absolue » du PSOE au pouvoir, réclamant à nouveau des élections anticipées, ce que Pedro Sánchez a toujours refusé jusqu’à présent.

D’autres proches du Premier ministre se retrouvent également mêlés à des dossiers judiciaires : le procès de son frère, David, pour trafic d’influence commencera jeudi, son épouse Begoña Gómez est citée dans une enquête pour corruption et pourrait bientôt faire l’objet d’un procès également, tandis que son ancien bras droit et ex-ministre des Transports, José Luis Abalos, attend son jugement dans une autre affaire de corruption.