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Elon Musk injurie des magistrats sur X, enquête judiciaire en France.

Elon Musk est visé par une information judiciaire en France concernant de possibles dérives de X, alors qu’un juge d’instruction enquête sur une éventuelle complicité de diffusion d’images pédopornographiques sur le réseau social X, selon le parquet de Paris. Le réseau social avait dénoncé un « acte judiciaire abusif » et a assuré qu’il ne se laisserait « pas intimider ».


Elon Musk revient à la charge. Actuellement visé par une enquête judiciaire en France concernant de possibles dérives de X, le milliardaire a insulté vendredi des magistrats français sur son réseau social, avec des propos à connotation homophobe notamment. « Ils sont plus faux qu’un euro en chocolat et plus pédés qu’un flamant rose en tutu fluo ! », a écrit en français le dirigeant de X sur sa plateforme, en réponse à un message évoquant cette nouvelle étape de l’enquête judiciaire en France.

Suite aux investigations ouvertes en janvier 2025, un juge d’instruction est désormais chargé de l’enquête sur une éventuelle complicité dans la diffusion d’images pédopornographiques sur le réseau social X, a annoncé jeudi le parquet de Paris. Cela se produit alors que le milliardaire américain n’a pas répondu à une convocation de la justice française pour une audition libre quelques jours auparavant.

**Grok également dans le viseur**

Elon Musk, ainsi que l’ancienne directrice générale de X, Linda Yaccarino, sont ciblés en tant que gérants de fait et de droit de la plateforme X au moment des faits. « Ce sont des attardés mentaux », avait déjà déclaré le milliardaire en français sur son réseau social, au sujet des magistrats français, après une perquisition mi-février dans les locaux parisiens de X. Le réseau social avait qualifié cette perquisition d’« acte judiciaire abusif » motivé « par des raisons politiques » et avait nié toute infraction. Il avait affirmé qu’il ne se laisserait « pas intimider ».

L’enquête, dirigée par l’unité nationale cyber de la gendarmerie, « porte sur les éventuelles violations par la plateforme X de la législation française, à laquelle elle doit bien évidemment se conformer sur le territoire français », avait expliqué début 2026 le parquet de Paris. Les investigations concernent notamment une possible complicité dans la diffusion d’images pédopornographiques et l’utilisation du modèle d’intelligence artificielle de X, Grok, pour créer des « deepfakes », c’est-à-dire des montages hautement réalistes à caractère sexuel, sans le consentement des victimes.