Deux arrestations à Londres après une tentative d’incendie criminel de synagogue
Une tentative d’incendie criminel contre une synagogue à Finchley dans le nord de Londres a été qualifiée de « crime de haine antisémite » par la police britannique. Un groupe peu connu, soupçonné d’avoir des liens avec l’Iran, a revendiqué cette tentative d’incendie, et l’enquête est menée par la police de Londres, assistée par des enquêteurs de la brigade antiterroriste.

Un nouvel incident a été signalé par la police britannique comme un « crime de haine antisémite », concernant une tentative d’incendie criminel visant une synagogue à Finchley, au nord de Londres. Les autorités ont arrêté mercredi un homme et une femme, selon un communiqué de la police britannique. La femme, âgée de 47 ans, réside à Watford, une ville au nord-ouest de Londres, et l’homme a 46 ans, vivant également dans la même région. Ils sont tous deux en garde à vue.
Plus tôt dans la journée, la police de Londres avait déclaré rechercher deux suspects, décrits comme étant « vêtus de vêtements sombres et portant des cagoules », qui auraient lancé « deux bouteilles semblant contenir de l’essence, ainsi qu’une brique » peu après minuit, dans la nuit de mardi à mercredi, contre la synagogue. Il a été précisé que « aucune des deux bouteilles n’a pris feu et aucun dégât n’a été signalé. Il n’y a pas eu de blessé ».
Un groupe déjà impliqué dans d’autres attaques en Europe
Un groupe peu connu, supposé avoir des liens avec l’Iran, a revendiqué cette tentative d’incendie, d’après le site Intelligence Group, spécialisé dans la surveillance des activités djihadistes. Le groupe Harakat Ashab al-Yamin al-Islamiya (HAYI), dont le nom se traduit par « Mouvement des compagnons de la main droite de l’islam », a déjà revendiqué des attaques similaires en Belgique, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas. Cet incident survient moins d’un mois après que quatre ambulances de l’organisation juive Hatzola, qui gère un service d’urgence bénévole à Golders Green, un quartier au nord-ouest de Londres avec une grande communauté juive, ont été incendiées dans la nuit du 23 mars, sans faire de blessés. Au début du mois d’avril, trois suspects, dont deux ressortissants britanniques et un Britannico-Pakistanais de 17 ans, ont été inculpés.
L’enquête sur la tentative d’incendie contre la synagogue de Finchley est conduite par la police de Londres, avec le soutien d’enquêteurs de la brigade antiterroriste. Le commissaire Luke Williams, en charge des services de police dans le nord de Londres, a exprimé dans son communiqué l’espoir que l’annonce des arrestations « apportera un certain apaisement, et montrera à quel point nous prenons au sérieux les agressions de cette nature ». Il avait également noté qu’il était conscient « de l’inquiétude profonde que cet incident va susciter au sein de la communauté (juive), en particulier après l’incendie criminel survenu à Golders Green le mois précédent ». Par conséquent, il a ajouté que « les habitants peuvent s’attendre à une présence policière renforcée dans le quartier au cours des prochains jours ».
Notre dossier Antisémitisme
Il est important de rappeler que des événements récents ont accru l’inquiétude de la communauté juive au Royaume-Uni, déjà marquée par l’attaque contre une synagogue à Manchester le 2 octobre 2025, qui avait fait deux fidèles tués et trois autres grièvement blessés.

