Cuba : Donald Trump « plaisante » sur le retour d’un porte-avions d’Iran
Donald Trump a annoncé vendredi lors d’un dîner privé, en Floride, qu’il prendrait le contrôle de Cuba après avoir terminé le « travail » en Iran, rapporte Euronews. Les nouvelles sanctions américaines ciblent notamment les banques étrangères qui collaborent avec le gouvernement cubain et imposent des restrictions en matière d’immigration.
Prendre Cuba après un retour d’Iran ? Donald Trump a déclaré vendredi, lors d’un dîner privé en Floride, qu’il serait prêt à contrôler Cuba une fois le « travail » en Iran accompli, rapporte Euronews.
Pour réaliser ses ambitions, le président américain envisage que le porte-avions américain *USS Abraham Lincoln* fasse escale dans les Caraïbes « sur le chemin du retour d’Iran ». En le plaçant à une centaine de mètres des côtes cubaines, il affirmerait qu’une « reddition » serait inévitable.
### Cuba demeure « une menace extraordinaire » selon Trump
Le président américain, imprévisible, est-il sérieux ? Ses collaborateurs ont minimisé ces commentaires, les qualifiant de plaisanterie. Cependant, ce n’est pas la première fois qu’il menace de prendre l’île. Cette déclaration n’est pas insignifiante, puisqu’elle a eu lieu le jour même où la Maison-Blanche a signé un nouvel ensemble de sanctions visant La Havane.
Donald Trump considère que l’île communiste, située à 150 kilomètres des côtes de Floride, représente toujours « une menace extraordinaire » pour la sécurité nationale des États-Unis. Les nouvelles sanctions américaines visent spécifiquement les banques étrangères qui interagissent avec le gouvernement cubain et imposent des restrictions en matière d’immigration.
### Washington souhaite un changement de régime
Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez, a qualifié ces sanctions sur X d’« illégales » et « abusives ». « Ce n’est pas un hasard si ces mesures ont été annoncées le 1er mai, le même jour où des millions de Cubains sont descendus dans la rue pour dénoncer le blocus américain et le siège énergétique », a-t-il ajouté.
En plus de l’embargo américain en vigueur depuis 1962, Washington, qui affiche ouvertement son désir de changement de régime à La Havane, a imposé depuis janvier un blocus pétrolier à Cuba, n’ayant autorisé l’arrivée que d’un seul pétrolier russe depuis lors.

