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Xpeng présente un SUV électrique corroborant les dires d’Elon Musk sur un équipement contesté.

Xpeng propose son nouveau modèle, le GX, un immense SUV disponible en version 100 % électrique et à prolongateur d’autonomie, avec une autonomie de jusqu’à 750 km selon le cycle chinois CLTC. Le GX sera également la base de l’activité de taxi autonome de la marque, utilisant quatre puces Turing pour atteindre une puissance de calcul de 3 000 TOPS.

Xpeng présente son nouveau modèle, le GX, un SUV imposant. Proposé en version entièrement électrique et avec prolongateur d’autonomie, il servira à la flotte de taxis autonomes de la marque. Ce lancement confirme également le désintérêt de Xpeng pour le LiDAR, rejoignant ainsi la position d’Elon Musk.
Xpeng GX // Source : Xpeng

Ces derniers mois, Xpeng connaît une période de prospérité. Les lancements sur le marché européen se multiplient, la rentabilité est atteinte et des projets s’étendent aux voitures volantes et aux véhicules autonomes.

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C’est dans ce cadre que le Xpeng GX, un SUV électrique imposant, fait son apparition sur le marché, selon un communiqué officiel.

Ce véhicule est crucial pour la marque, tant pour renforcer son image que pour le lancement de son service de taxi autonome, grâce à ses capacités de calcul avancées et à son système qui abandonne le LiDAR, à l’instar de Tesla.

Un SUV de très haut de gamme

Nous avions déjà évoqué le Xpeng GX lors de ses préventes, mais il convient de rappeler les caractéristiques principales : il représente le modèle phare de la marque et propose ainsi un équipement de premier ordre.

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Xpeng GX // Source : Xpeng

Extérieurement, le GX affiche des dimensions imposantes (5,26 mètres de long, 3,11 mètres d’empattement, 2,00 mètres de large et 1,80 mètres de haut) et son design rappelle fortement le Range Rover avec ses lignes épurées et ses proportions très cubiques.

À l’intérieur, tout est pensé pour le confort des six passagers (deux par rangée) : les vitres peuvent se teinter à la demande, les sièges se rallongent pour offrir une position de « zéro-gravité » (très en vogue en Chine) et l’écran central de 17,3 pouces est complété par un second écran de 21,4 pouces pour les passagers arrière.

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Xpeng GX // Source : Xpeng

Concernant les technologies, le GX est le premier modèle Xpeng à intégrer une direction électronique (steer-by-wire). Le choix de motorisation inclut la version 100 % électrique (offrant jusqu’à 750 km d’autonomie selon le cycle chinois CLTC, soit environ 630 km WLTP) ou une version avec prolongateur d’autonomie, permettant d’atteindre une autonomie cumulée de 1 585 km CLTC (environ 1 350 km WLTP) grâce à un petit moteur à essence qui recharge la batterie.

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Xpeng GX // Source : Xpeng

Dans les deux cas, la marque garantit une recharge rapide en seulement 12 minutes. En résumé, il s’agit d’un véhicule très sophistiqué, proposé à partir de 279 800 yuans pour la version 100 % électrique et 289 900 yuans pour celle avec prolongateur d’autonomie, ce qui correspond respectivement à environ 35 370 et 36 635 euros.

Un taxi autonome sans LiDAR, comme chez Tesla

Un autre aspect important de l’Xpeng GX réside dans ses capacités de calcul, basées sur des puces Turing conçues en interne, offrant jusqu’à 750 TOPS (un billion d’opérations par seconde). Selon les versions, le GX intègre une, deux ou trois de ces puces, permettant de bénéficier d’un système de conduite semi-autonome via le système maison VLA 2.0.

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Xpeng GX // Source : Xpeng

De plus, Xpeng prévoit d’élever la barre, car le GX servira de base à son service de taxi autonome. Pour cela, quatre puces Turing seront installées, offrant une puissance de calcul exceptionnelle de 3 000 TOPS pour une conduite entièrement autonome – les premiers véhicules viennent d’être assemblés et des tests en circulation ouverte sont prévus pour le second semestre 2026, comme l’a confirmé He Xiaopeng, fondateur et PDG de Xpeng, sur le réseau social X.

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Ces puces internes, un système de conduite autonome exclusif et un projet de taxis autonomes rappellent la stratégie de Tesla, qui déploie progressivement son FSD en Europe et commence à tester son service de Robotaxi dans certaines villes américaines.

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Xpeng GX Robotaxi // Source : He Xiaopeng

En revanche, Xpeng se rapproche de Tesla en prenant une décision significative : l’abandon du LiDAR, un capteur puissant, qui est très prisé en Chine (même monté sur des citadines)… mais critiqué par Elon Musk.

Les modèles récents de la marque chinoise avaient déjà montré leur désintérêt pour ce système, mais le lancement du GX a été l’occasion de formaliser cette décision. Comme rapporté par CnEVPost, He Xiaopeng et Liu Xianming (responsable du centre d’intelligence générale chez Xpeng) ont justifié l’abandon du LiDAR, arguant qu’il requiert une puissance de transmission très élevée et peut perturber le signal lors de conditions climatiques difficiles, contrairement aux caméras.

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Xpeng VLA 2.0 // Source : Xpeng

Liu Xianming considère également (sans doute à juste titre) que le critère fondamental d’une conduite autonome repose davantage sur la performance réelle et l’expérience utilisateur que sur le nombre de capteurs installés.

On peut se demander si nous verrons cet Xpeng GX et sa conduite autonome en France. Aucune confirmation officielle n’a été donnée, mais le SUV devrait être commercialisé dans les pays du Golfe. Le système de robotaxi, freiné par une réglementation plus stricte qu’en Chine, ne devrait pas arriver sur nos routes avant de nombreuses années.