Test du Narwal V40 Station : aspirateur balais idéal pour les flemmards
Le Narwal V40 Station est proposé à 339 euros et inclut deux batteries de série, une station d’auto-vidage motorisée, ainsi qu’une armada d’accessoires. Il dispose d’une puissance d’aspiration de 220 AW et d’une autonomie totale allant jusqu’à 120 minutes grâce aux 2 batteries amovibles fournies.
Le marché des aspirateurs balais stagne depuis plusieurs années. On nous propose toujours plus de puissance, mais on se retrouve inévitablement à lutter contre un nuage de poussière en vidant le bac au-dessus de la poubelle.
Narwal, surtout connu pour ses robots aspirateurs, fait une entrée remarquée avec une promesse : un aspirateur balai puissant, accompagné d’une station qui gère tout, du vidage à la recharge de la batterie secondaire. Sur le papier, c’est le rêve de tout maniaque allergique à la maintenance. Et cela me parle.
Fiche technique
| Caractéristiques | Détails |
| Puissance d’aspiration | 220 AW / 28 000 Pa |
| Moteur | 120 000 tours/minute |
| Autonomie totale | Jusqu’à 120 minutes (1h40 à 2h) grâce aux 2 batteries amovibles fournies |
| Poids (aspirateur) | 1,8 kg |
| Station d’accueil | Vidage automatique, emplacement de charge secondaire, rangement caché des accessoires |
| Capacité du sac (Station) | 3 Litres (jusqu’à 100 jours de tranquillité) |
| Filtration | HEPA H13 (5 niveaux sur l’aspirateur + double filtration dans la station) |
| Brosse principale | Motorisée, anti-emmêlement avec éclairage LED |
| Accessoires inclus | Brosse sol, mini-brosse motorisée, suceur long, embouts divers |
| Indice de réparabilité | 8,2 / 10 |
Cet exemplaire de test nous a été prêté par la marque.
Installation
Sortir le produit de son carton nécessite un peu d’espace. En effet, avec une station de vidage automatique, l’emballage n’est pas discret.

Cependant, l’assemblage est enfantin : on clipse le tube, on emboîte la station, on branche à la prise murale et c’est tout. Pas besoin d’outils pour fixer un support mural, la station se pose simplement au sol et reste stable.

La surprise vient vraiment de l’exploration de cette base. En ouvrant le capot supérieur, on découvre le sac à poussière de 3 litres déjà installé, mais ce qui fait plaisir, c’est le petit tiroir coulissant sur le côté.

Il abrite tous les accessoires (suceur long, brosse 2-en-1, mini-brosse motorisée) de manière discrète. Fini les embouts qui traînent au fond d’un placard ou qui s’accumulent sur un support inesthétique.
Ergonomie et design
Le bloc moteur est agréable à prendre en main. Avec ses 1,8 kg, il ne fatigue pas le poignet après dix minutes d’utilisation. La poignée en caoutchouc assure un bon grip, mais la répartition du poids est inégale, ce qui sollicite l’avant-bras après un moment.

Narwal a judicieusement intégré un tube télescopique : que vous mesuriez 1m60 ou 1m90, vous ne vous foulerez pas le dos.

La brosse principale est très réussie. Elle est extrêmement maniable et, surtout, équipée d’un éclairage LED à l’avant. C’est le genre de détail indispensable une fois qu’on y a goûté : cela révèle les poils de chat et les grains de poussière sous le canapé avec une grande précision.

La conception anti-emmêlement de la brosse est bien pensée, évitant aux cheveux longs d’entraver le rouleau. Bien sûr, elle a ses limites, comme le montrent les photos.

Cette brosse pivote bien et s’infiltre facilement autour des pieds de chaise. Cependant, sa conception est classique et manque de souplesse par rapport aux modèles articulés de la concurrence.
Cependant, un défaut agaçant pourrait vous frustrer : l’aspirateur ne tient pas debout tout seul. C’est regrettable. Si le livreur sonne ou si le téléphone vibre, vous devez poser l’appareil par terre ou le coincer dangereusement contre un meuble. À l’heure où de nombreux concurrents offrent un mode parking, c’est une lacune ergonomique frustrante au quotidien.
La station d’accueil est massive. Oubliez le petit support mural discret : ici, on a affaire à un monolithe qui prendra de la place dans votre buanderie ou votre salon. Si vous vivez dans un petit appartement, cela risque de poser un problème d’aménagement.
Cependant, cette station est très pratique. L’idée de dissimuler tous les embouts et brosses dans un tiroir intégré est ingénieuse. Tout est à portée de main, sans encombrement sur les étagères.
Même chose pour la gestion de l’énergie : la base dispose d’un espace dédié pour recharger la seconde batterie pendant que l’aspirateur est accroché.

Cependant, dès que l’on prend le bloc moteur, la magie diminue. Les plastiques ont un son creux, et les finitions manquent de soin. On ressent une impression de « bas de gamme » qui contraste avec le prix demandé. On est éloigné du toucher d’un Dyson V16.

L’ergonomie des boutons est également discutables. Les commandes de puissance ne se positionnent pas naturellement sous le pouce. On doit souvent utiliser l’autre main pour changer de mode, ce qui casse le rythme du ménage.
Le système de vidage dans la station demande l’utilisation de sacs jetables. C’est hygiénique, certes, mais cela vous rend dépendant d’un consommable supplémentaire.
Performances
Dans le domaine où ce Narwal ne déçoit pas, c’est bien la puissance brute. Avec 220 AW, il est très efficace. Sur les sols durs, il ne laisse pas de répit. Les grains de litière, les miettes de pain, les amas de poils et de cheveux : tout est aspiré d’un seul passage.
Sur les tapis et moquettes, l’action mécanique de la brosse couplée à l’aspiration fait des merveilles. Cela permet un nettoyage en profondeur, soulevant la poussière incrustée. Vous n’aurez pas à rougir face à l’oncle qui ne jure que par les grandes marques chères.
Cependant, cette efficacité se paye au prix de votre tranquillité auditive. L’appareil est bruyant, très bruyant. En pleine puissance, le sifflement du moteur devient vite insupportable dans un espace clos.

Et ce n’est rien comparé à la station. Lorsque le vidage automatique s’active, on entend un véritable bruit industriel durant plusieurs secondes. Il est donc impossible de nettoyer pendant que les enfants dorment à côté; le réveil serait brutal. On mesure 84 dB à puissance maximale, 75 dB à puissance minimale, et l’aspiration de la station atteint 72 dB pendant un maximum de 10 secondes.
L’autonomie est excellente. Avec les deux batteries fournies, vous pouvez facilement tenir entre 1h40 et 2h en mode standard. C’est immense. La possibilité d’échanger les blocs à la volée élimine totalement le stress d’une panne d’énergie au milieu du salon. C’est un confort difficile à abandonner par la suite.
Application et logiciel
Sur un balai, l’interface se résume à un petit écran intégré. Ici, c’est simple et lisible. Vous avez le pourcentage de batterie et le mode actif. Pas d’animations 3D, on va à l’essentiel, et c’est très bien ainsi. La mise en route est immédiate : on branche, on appuie sur la gâchette et ça fonctionne.

Le principal problème vient du « cerveau » de l’aspirateur : son mode Auto. Sur le papier, il est censé analyser le sol et adapter la puissance de la turbine en temps réel. En pratique, c’est moyen.
La variation automatique est peu réactive. Quand vous passez d’un parquet lisse à un tapis épais plein de poils de chien, l’appareil met parfois trois bonnes secondes pour comprendre qu’il doit accélérer. Résultat : on repasse souvent au même endroit, ce qui rend l’expérience hachée.
Pire encore, sur une même surface, le moteur se met parfois à fonctionner à plein régime sans raison apparente face à un simple nuage de poussière, puis ralentit mollement.
La programmation de la station d’accueil est très binaire. Dès que vous posez l’aspirateur, le cycle de vidage démarre. C’est efficace, mais j’aurais voulu un bouton pour retarder cette action, afin de ne pas déclencher une cacophonie si je passe le balai à 22h.
Quant à l’application ? Non, le Narwal V40 Station n’a pas d’application mobile dédiée. Cela n’est pas si crucial pour ce type d’appareil.
Entretien
L’entretien est la véritable promesse de cette machine. Au quotidien, vous ne touchez littéralement à rien. Vous placez le balai sur son socle, la station émet un son fort, et le bac se vide dans le grand sac scellé de 3 litres.

Ajoutez à cela une brosse anti-emmêlement qui fonctionne efficacement, et la partie la plus désagréable du ménage disparaît.
Cependant, vous devrez accepter un abonnement involontaire. La dépendance aux sacs jetables propriétaires génère des revenus pour le constructeur et pose un dilemme écologique à notre époque.

Heureusement, le balai compense grâce à sa mécanique : tous les filtres internes et les grilles se déclipsent en une seconde pour être nettoyés sous un jet d’eau dans le lavabo.
Prix
Proposé à 339 euros, ce Narwal V40 Station est à un prix très compétitif. Le rapport qualité/prix est tout à fait satisfaisant au regard de la fiche technique : deux batteries de série, une station d’auto-vidage motorisée et une variété d’accessoires.

