Test du Minisforum AtomMan G7 Pro : un mini PC pour le salon.
Le Minisforum AtomMan G7 Pro est lancé au prix de 1759 euros et est équipé d’un processeur Intel Core i9-14900HX et d’une carte graphique Nvidia GeForce RTX 5070 mobile. Le G7 Pro possède une mémoire vive de 32 Go DDR5 et un stockage de 1 To SSD NVMe, avec des dimensions de 398 x 260 x 80 mm et un poids de 2,6 kg.
Depuis plusieurs mois, j’envisage de remplacer ma console de salon par un PC. Pas un mini PC, mais un véritable PC gaming qui soit compact, silencieux (autant que possible), connecté en HDMI 2.1 à ma TV 4K, avec une manette sans fil et l’interface Big Picture de Steam.
Le Minisforum AtomMan G7 Pro, faisant appel à un processeur Intel Core i9-14900HX et une GeForce RTX 5070 mobile, promettait ce que je cherchais. Je l’ai installé dans mon salon.
Ce concept n’est pas nouveau, mais la technologie a évolué. Les mini PC offraient jusqu’alors surtout un GPU intégré, suffisant pour des jeux légers, mais incapable de rivaliser avec des grosses consoles comme la PS5 ou la Xbox Series X sur les titres AAA.
Avec le G7 Pro, Minisforum introduit pour la première fois une carte graphique dédiée de dernière génération, en version mobile, dans un format de la taille d’un amplificateur home cinéma.
Ce changement permet de parler d’un vrai PC gamer miniaturisé, sans compromis. La question demeure de savoir si l’expérience sera satisfaisante une fois installé confortablement dans le canapé, manette en main.
Fiche technique
| Caractéristiques | Minisforum AtomMan G7 Pro |
| Processeur | Intel Core i9-14900HX (24 cœurs, 32 threads, jusqu’à 5.8 GHz) |
| Carte graphique | Nvidia GeForce RTX 5070 (version mobile, 8 Go VRAM GDDR7) |
| Mémoire vive | 32 Go DDR5 5600 MHz (extensible jusqu’à 96 Go) |
| Stockage | 1 To SSD NVMe (2 slots dispo : 1x PCIe 4.0, 1x PCIe 5.0) |
| Connectivité | Wi-Fi 7, Bluetooth 5.4, Ethernet 2.5 GbE |
| Dimensions et Poids | 398 x 260 x 80 mm / 2,6 kg |
| OS | Windows 11 Pro |
| Prix de lancement | 1759 € |
Le G7 Pro utilise la même architecture processeur que son prédécesseur, le G7 Ti avec une RTX 4070. Le Core i9-14900HX est un processeur mobile de la génération Raptor Lake-HX, qui n’est pas la plus récente chez Intel mais demeure très efficace avec ses 8 cœurs Performance et 16 cœurs Efficiency.
La véritable nouveauté réside dans l’intégration de la RTX 5070 Laptop avec 8 Go de GDDR7, permettant d’utiliser le DLSS 4 et de générer des images multiples. Minisforum annonce une enveloppe thermique combinée de 200 W en mode jeu (85 W pour le CPU, 115 W pour le GPU), ce qui nécessite un système de refroidissement performant pour un boîtier de 33 mm d’épaisseur.
L’exemplaire de ce test nous a été fourni par Minisforum.
Design et connectiques
Le G7 Pro se distingue d’un mini PC classique. Il adopte un format vertical en hauteur qui rappelle celui d’une console de jeu. Posé à côté d’une PS5, il présente une hauteur quasiment identique, mais est bien plus fin. Le socle en plastique lesté assure une bonne stabilité sur le meuble TV.

La finition est soignée, avec un aluminium brossé dominant et des accents noirs sur les logos et les grilles de ventilation. On s’éloigne de l’esthétique « gamer » agressive avec des LED multicolores.

La barre RGB à l’avant est discrète. Elle peut être personnalisée (respiration, dégradé, arc-en-ciel) ou désactivée entièrement par le logiciel Minisforum Control Center.

À l’avant, on trouve deux boutons physiques. Le premier sert à l’allumage, le second permet de basculer entre les modes Bureau et Gaming. Ce dernier est très pratique : en mode Bureau, le PC consomme moins et fonctionne silencieusement. En mode Gaming, il libère toute sa puissance, le changement se fait d’une simple pression.

Pour les ports, la façade dispose de deux USB 3.2 Type-A, un USB-C 3.2 Gen 2, un lecteur de cartes SD (UHS-II) et une prise jack combo 3,5 mm.

À l’arrière, on trouve l’alimentation (bloc externe de 280 W), un port USB4, un HDMI 2.1 (compatible 4K@120 Hz ou 8K@60 Hz), un USB 3.2 Type-A supplémentaire et le port Ethernet 2,5 Gbit/s. Des grilles de ventilation larges sont également présentes sur trois côtés.

Bien que la connectique soit correcte, elle présente des manquements. L’absence d’un second port HDMI ou d’un DisplayPort est regrettable si l’on souhaite connecter deux écrans sans utiliser un adaptateur USB-C ou USB4. Pour un usage en salon avec une seule TV, ce n’est pas gênant, mais pour une configuration de bureau à deux moniteurs, il faudra trouver une solution alternative.
Le démontage est simple : il faut dévisser trois vis sous le socle, et le panneau latéral se dégage facilement. À l’intérieur, on accède directement aux deux emplacements SSD M.2 2280 (un seul est occupé sur le modèle testé), aux deux slots SO-DIMM pour la RAM et au système de refroidissement.
Sur notre modèle avec 32 Go, Minisforum a utilisé une seule barrette. Cela entraîne une perte du dual-channel, ce qui pourrait légèrement impacter les performances. Il serait pertinent d’ajouter une seconde barrette identique, mais compte tenu du prix actuel de la DDR5, on comprend le choix du fabricant.

Le système de refroidissement est impressionnant pour un boîtier si fin : six caloducs, deux ventilateurs et une évacuation de l’air sur trois côtés. Cette architecture explique la hauteur du boîtier, plus importante que prévu pour un mini PC. C’est un choix intéressant qui permet de maintenir une température appropriée pour des composants mobiles nécessitant un refroidissement conséquent.
Le bloc d’alimentation externe de 280 W est imposant mais essentiel pour alimenter un duo CPU/GPU capable de consommer jusqu’à 200 W à plein régime. C’est un aspect à considérer pour un salon minimaliste, car le bloc et son câble prennent de l’espace derrière le meuble.
Un détail important pour une utilisation en salon : le boîtier ne peut pas être posé à plat car les grilles de ventilation arrière seraient obstruées. Il est donc impératif d’utiliser le socle vertical fourni. Pour un meuble TV classique, cela ne pose pas de problème, mais c’est à garder à l’esprit avant l’achat.
Performances
C’est ici que le G7 Pro doit justifier son tarif. Et les résultats sont convaincants. En tests de performance, le Core i9-14900HX affiche un score Geekbench 6 de 2 950 en single-core et environ 14 503 en multi-core. Dans Cinebench R24, il atteint 128 en monothread. Le score multi-core est logiquement inférieur à celui des solutions desktop, mais pour un processeur mobile dans un boîtier de 33 mm, c’est très bien.
Tableau récapitulatif des benchmarks
| Benchmark | Score | Détails |
|---|---|---|
| Geekbench 6 (CPU) | 2 950 / 14 503 | Single-core / Multi-core |
| 3DMark Speed Way (DX12 Ultimate, ray tracing) | 3 430 | 34,31 FPS moyen |
| 3DMark Steel Nomad (DX12, rasterisation pure) | 3 052 | 30,52 FPS moyen |
| 3DMark Time Spy Extreme (DX12, 4K) | 6 693 | Graphique : 6 338 / CPU : 9 814 |
| 3DMark Fire Strike Extreme (DX11, 1440p) | 16 792 | Graphique : 16 973 / Physique : 39 326 |
| 3DMark Wild Life Extreme (Vulkan, mobile-class) | 25 072 | 150,14 FPS moyen |
Concernant la GPU, la RTX 5070 Laptop de 115 W se situe justement là où on l’attend pour une puce mobile de ce niveau. Le score Time Spy Extreme de 6 693 points place l’appareil devant la majorité des PC portables gaming similaires. Sur Fire Strike Extreme, on frôle les 16 792 points, illustrant la capacité de la GPU à gérer des jeux en 1440p avec des réglages élevés. Sur les benchmarks orientés ray tracing (Speed Way), on atteint 34,31 FPS en moyenne, ce qui correspond aux performances réelles en jeu avec le ray tracing activé : jouable avec DLSS, ambitieux sans.
En jeu, les résultats sont éloquents. Sur Cyberpunk 2077 en 1440p avec le preset Ultra et DLSS qualité, on obtient environ 75 FPS. Avec la génération multi-images du DLSS 4, on dépasse 170 FPS. Sur Fortnite en mode Performance, on varie entre 260 et 320 FPS en fonction de l’intensité de l’action, avec des pics à plus de 500 FPS en mode créatif. GTA V Enhanced en 4K avec les graphismes au maximum tourne autour de 54 FPS et peut atteindre 100 FPS en 1440p. Call of Duty Black Ops (dernier opus) dépasse les 100 FPS en 4K avec les graphismes réglés sur Ultra.
Un point faible concerne la VRAM. Avec 8 Go de GDDR7, certains jeux exigeants en textures haute résolution approchent la limite. Dans Spider-Man 2 en 1440p avec les paramètres Very High, l’utilisation monte à 7,4 Go, entraînant des micro-saccades si la mémoire tampon est saturée. Doom: The Dark Ages nécessite de rester en High plutôt qu’Ultra pour éviter de dépasser les 8 Go. C’est la principale critique concernant cette configuration : en 2026, 8 Go de VRAM sont presque insuffisants pour les titres les plus exigeants en définition native 4K, ce qui est regrettable pour un téléviseur 4K 120 Hz.
Côté stockage, le SSD NVMe en PCIe 4.0 génère des débits satisfaisants pour le gaming. Les temps de chargement sont rapides et la lecture de fichiers vidéo 4K à haut débit (jusqu’à 400 Mbit/s) se déroule sans accros. Le deuxième emplacement en PCIe 5.0 x4 pourra accueillir un SSD encore plus performant, même si le gain en jeu sera marginal.
En termes de températures, le système de refroidissement fait un travail respectueux des contraintes. En jeu, la température moyenne du CPU est autour de 77°C, avec des pics atteints jusqu’à 98°C lors de charges soutenues.
Le 14900HX supporte officiellement des températures allant jusqu’à 100°C, donc nous restons dans les limites, bien que ce soit élevé.
On peut dire que le système de refroidissement à 6 caloducs gère efficacement la dissipation de la chaleur du GPU dans toutes les situations, mais le CPU mobile dans un boîtier de 33 mm atteint ses limites thermiques dès qu’il est sollicité en solo.
La RTX 5070 est mieux contenue, avec une moyenne de 66°C et un maximum constaté de 69°C en jeu. Aucun ralentissement lié à la chaleur n’a été observé lors des sessions : le PC n’a pas réduit ses performances en raison de la chaleur, ce qui est rassurant.
Cependant, le bruit demeure un compromis majeur. En surfant sur le web ou en utilisant des applications bureautiques (mode Bureau), le G7 Pro est très silencieux, presque inaudible.
Il faut être réaliste : le G7 Pro est essentiellement un PC portable intégré dans un châssis de console. Les composants sont mobiles (tels que le Core i9-14900HX et la RTX 5070 Laptop), et surtout, les ventilateurs sont de petite taille. Cela pose des contraintes physiques.
Pour évacuer une certaine quantité d’air, un petit ventilateur doit tourner beaucoup plus vite qu’un ventilateur de plus grande taille. Le bruit d’un ventilateur dépend directement de sa vitesse de rotation : plus les pales tournent rapidement, plus la turbulence augmente, entraînant un sifflement audible. Ainsi, un ventilateur de 120 mm sur une tour gaming pourra dissiper 200 W en tournant à 800 tr/min, tandis que les petits ventilateurs du G7 Pro doivent monter à 4 000 ou 5 000 tr/min pour évacuer la même chaleur. Les relevés au sonomètre indiquent 54,2 dB lors de la compilation des shaders au lancement d’un jeu et 49,2 dB en charge soutenue lors d’une partie.
Cette sonorité n’est pas insupportable et peut être couverte par le son de la télévision ou d’un casque, mais dans un salon silencieux, le fonctionnement de la machine est clairement audible. Ceux qui souhaitent vivre une expérience console totalement silencieuse seront déçus : le format impose des compromis, et Minisforum ne peut rien y changer tant que l’on attend 200 W de puissance dans un boîtier de 33 mm.

Minisforum propose un mode « Quick Cooling » dans son Control Center qui pousse les ventilateurs à leur maximum. Cela est utile lors de charges prolongées, mais transforme le PC en soufflerie. À l’inverse, un profil intermédiaire personnalisable, entre le mode Jeu standard et le refroidissement max, serait apprécié pour améliorer l’équilibre bruit/température selon ses préférences.
Windows comme console de salon : nos conseils
C’est ici que les choses deviennent intéressantes. Posséder un mini PC puissant est une chose, mais le transformer en véritable console de salon à contrôler exclusivement à la manette en est une autre.

J’ai consacré du temps à configurer Windows 11 pour qu’il ressemble le plus possible à l’expérience d’une PS5 ou d’une Xbox : allumer la manette, le PC s’allume, Steam se lance en Big Picture, et c’est parti.
La première étape : démarrer via la manette. C’est là que ça se complique. Windows 11 ne peut pas réveiller un PC via une manette Bluetooth, car le système coupe la connexion à l’extinction et ne peut pas détecter le signal du contrôleur.
L’ancienne option « Autoriser ce périphérique à sortir l’ordinateur du mode veille » a été supprimée pour les appareils Bluetooth. Pour contourner cela, il faut utiliser un dongle 2,4 GHz. L’adaptateur sans fil Xbox officiel pour Windows (de l’ère Xbox One) fonctionne très bien. Je recommande également cet adaptateur non officiel à 17 euros.
On en trouve encore dans le marché de l’occasion. De plus, il existe des alternatives tierces comme l’adaptateur AXFEE/AxFe qui est bien reconnu comme un véritable adaptateur Xbox et permet le réveil depuis la veille. Les manettes haut de gamme avec leur propre dongle 2,4 GHz, comme la Razer Wolverine V3 Pro, fonctionnent aussi très bien. Un avantage méconnu : les manettes Xbox peuvent être connectées à deux appareils simultanément. Un double-clic sur le bouton d’appairage change le profil. Donc, il est possible de garder sa manette connectée à la Xbox et au mini PC, et de passer de l’un à l’autre en un clin d’œil.
N’oubliez pas de désactiver le mot de passe au démarrage via l’éditeur de registre. Vous ne voulez pas sortir un clavier sans fil sur vos genoux chaque fois que vous souhaitez faire une petite partie.
Afin que le PC arrive directement sur le bureau après un démarrage ou un réveil, il faut désactiver le code PIN et les vérifications de sécurité dans les options de connexion Windows. Ensuite, pour gérer les redémarrages (mises à jour Windows, plantages), direction le registre : dans HKEY_LOCAL_MACHINESOFTWAREMicrosoftWindows NTCurrentVersionWinlogon, il faut renseigner les valeurs DefaultUserName, DefaultPassword et AutoAdminLogon (à 1). Important : cette manipulation expose le mot de passe en clair dans le registre. Ne le faites que sur une machine dédiée au jeu, dans un environnement sûr, et jamais sur un PC contenant des données sensibles.
Troisième étape : rendre Steam autonome. Dans les paramètres de Steam, activez « Lancer Steam au démarrage de l’ordinateur » et « Démarrer Steam en mode Big Picture ». Lorsque le PC sort de veille, Windows se connectera automatiquement et Steam se lancera en plein écran avec son interface pour manette. C’est fluide et cela fonctionne très bien.
Pour maximiser l’expérience console, il existe une alternative intéressante à Steam Big Picture : Playnite. Ce launcher gratuit et open source regroupe l’ensemble de votre bibliothèque de jeux PC dans une seule interface, quelle que soit la plateforme d’origine. Steam, Epic Games Store, GOG, Ubisoft Connect, EA App, Battle.net, Xbox Game Pass, ROM d’émulateurs : tout est accessible au même endroit, avec jaquettes, métadonnées, temps de jeu et descriptions récupérés automatiquement.

Avec son thème « Fullscreen », Playnite est particulièrement pertinent pour un usage en salon, car il est conçu pour la navigation à la manette. L’interface ressemble à celle d’une vraie console : grandes vignettes, menus latéraux, recherche rapide, tout pilotable via le stick et les boutons sans toucher au clavier. Vous pouvez même configurer Playnite pour qu’il se lance automatiquement au démarrage de Windows, à la place de Steam, créant ainsi un véritable tableau de bord unifié lorsque vous allumez la machine.
Pour aller plus loin
Comment transformer votre PC en console avec Playnite (et sa nouvelle mise à jour)
Le logiciel gère aussi le lancement automatique des autres launchers en arrière-plan : lorsque vous cliquez sur un jeu Epic depuis Playnite, l’Epic Games Launcher s’ouvre discrètement, démarre le jeu, puis se ferme à la fin de la partie.
Un détail à régler : la Xbox Game Bar de Windows. Lorsque vous appuyez sur le bouton Xbox de la manette, Windows affiche par défaut son overlay, qui entre en conflit avec celui de Steam. Pour le désactiver, direction Paramètres > Jeux > Barre de jeux Xbox, et décochez l’option.

Pour aller encore plus loin, il est possible d’automatiser l’allumage de la TV et de l’ampli via le protocole HDMI-CEC (Consumer Electronics Control). Néanmoins, aucune carte graphique actuelle, qu’elle soit Nvidia, AMD ou Intel, ne prend en charge le CEC nativement. Il est donc nécessaire d’utiliser un adaptateur externe comme le Pulse-Eight USB-CEC.

Ce petit boîtier se connecte en intermédiaire sur le câble HDMI et en USB sur le PC. Il permet d’envoyer des commandes CEC pour allumer la TV, changer de port HDMI, etc.
La configuration passe par un client en ligne de commande et le Planificateur de tâches Windows pour automatiser l’envoi des commandes au réveil du PC. Cela peut être technique à mettre en place, mais une fois configuré, tout fonctionne de manière fiable.
Cependant, attention : l’adaptateur Pulse-Eight ne gère que le 4K à 60 Hz en passthrough, ce qui bloque le 4K@120 Hz. Pour jouer en 120 Hz, il faudra connecter le HDMI directement et renoncer à l’automatisation CEC, ou utiliser le CEC sur un second port HDMI de la TV dédié uniquement à l’allumage.
Une alternative à cette configuration sur Windows est Bazzite, un système d’exploitation basé sur Fedora Linux qui reproduit l’expérience SteamOS du Steam Deck sur n’importe quel PC.
Pour aller plus loin
J’ai découvert le vrai potentiel de l’Asus ROG Ally avec SteamOS
Bazzite démarre directement en mode console, gère nativement les manettes et offre un mode veille instantanée semblable à celui des consoles.
Depuis début 2026, le support des GPU Nvidia s’est nettement amélioré, avec DLSS et Frame Generation fonctionnels. Les performances en jeu sont comparables à celles sur Windows, parfois légèrement supérieures, parfois légèrement inférieures selon les titres.
Le principal inconvénient pour les GPU Nvidia reste quelques bugs d’affichage occasionnels et la limitation à 1440p sur certaines TV (le support 4K natif est en cours d’ajout).
Pour un usage purement gaming avec une carte AMD, Bazzite est maintenant une option très convaincante. Avec une carte Nvidia, cela fonctionne, mais il reste quelques caprices sur certains aspects.
Au final, le résultat est là. Avec un peu de configuration initiale (prévoyez environ une heure pour tout mettre en place sous Windows), le G7 Pro réagit comme une console de salon. On allume la manette, le PC sort de veille, Steam s’affiche en plein écran, et on navigue dans sa bibliothèque de jeux sans toucher à un clavier. Ce n’est pas aussi transparent qu’une PS5, Windows reste Windows, mais l’expérience est suffisamment agréable et pratique pour un usage quotidien.

Je recommande d’ailleurs d’investir dans le Logitech K400 Plus, un clavier sans fil avec un pavé tactile intégré.
Prix et disponibilité
Commercialisé à 1759 euros pour cette version avec 32 Go de RAM et 1 To de stockage, cet AtomMan G7 Pro a un prix équivalent à trois consoles de salon combinées.
Le rapport qualité/prix est élevé à sa sortie, d’autant que le GPU n’est pas évolutif. Heureusement, la marque a l’habitude de réduire régulièrement ses tarifs, malgré le contexte actuel de pénurie de mémoire vive qui pourrait compliquer les choses.
