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Test du M8 Mini de GMKtec : le plus petit des mini-PC ?

Le GMKtec M8 Mini mesure 111 mm x 107 mm x 63 mm et pèse 490 grammes. Il est équipé d’un processeur Ryzen 5 Pro 6650H, d’une puce graphique AMD Radeon 660M, de 16 Go de RAM et d’un stockage pouvant aller jusqu’à 1024 Go.

Bien que l’on ait tendance à penser que tous les mini-PC se ressemblent, les modèles de GMKtec se distinguent nettement. Encore peu connus en France, la marque mise sur un design original pour se faire connaître… et cela fonctionne, puisque nous en parlons aujourd’hui.

La forme générale reste celle d’un parallélépipède rectangle, mais comme nous l’avons déjà constaté avec l’EVO-T1, la marque veille à intégrer quelques éléments distinctifs : des angles « cassés », des coloris à deux tons et un châssis en deux parties… qui reste aussi compact que possible. Il faut justifier le nom – le GMKtec M8 Mini – après tout !

Fiche technique

Modèle GMKtec M8 Mini
Dimensions 111 mm x 107 mm x 63 mm
Processeur (CPU) Ryzen 5 Pro 6650H
Puce graphique (GPU) AMD Radeon 660M
Mémoire vive (RAM) 16 Go
Mémoire interne 512, 1024 Go
Norme wifi Wi-Fi 6E
Version du Bluetooth 5.2
Système d’exploitation (OS) Microsoft Windows 11 Pro
Poids 490 grammes
Fiche produit

Le test a été réalisé à partir d’un produit prêté par GMKtec.

Tout petit, tout mimi

Comme à son habitude, GMKtec livre sa machine dans un emballage relativement simple, mais efficace pour protéger « le précieux » à l’intérieur. Le contraste entre la taille de la boîte et celle du mini-PC est évident : il apparaît très petit dans son écrin. On le sort sans difficulté et on confirme les dimensions officielles fournies par GMKtec : la base est presque carrée, mesurant 111 par 107 millimètres pour une épaisseur de 63 mm.

Source : Nerces pour Frandroid

De plus, le poids est également contenu à seulement 490 grammes pour le mini-PC lui-même. Pourquoi préciser « le mini-PC seul » ? Parce que, malheureusement, GMKtec a choisi une alimentation assez imposante. Il s’agit d’un bloc externe, comme sur la plupart des mini-PC, mais celui-ci est en effet assez volumineux : une base de 134 x 58 mm pour une épaisseur de 33 mm et, fait surprenant, 405 g. Certes, elle affiche une puissance de 100 watts, mais d’autres blocs affichent autant, sinon mieux, tout en étant plus compacts… même chez GMKtec.

Certaines personnes pourraient argumenter que le bloc d’alimentation traînera au sol et ne prendra pas de place sur le bureau. Cette affirmation est partiellement vraie – cela dépend des cas – mais reste regrettable, surtout qu’il existe des solutions. Heureusement, cela ne diminue en rien l’attrait d’une petite machine que son concepteur a dotée d’un certain caractère : comme mentionné, l’un des angles est « cassé » pour lui donner du style et le tout arbore un coloris à deux tons.

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Mélange de gris argent et de noir, le M8 Mini se démarque donc de l’ordinaire et cette petite boîte a vraiment fière allure une fois placée sur un bureau. Un petit bémol cependant, le bouton d’alimentation : le choix de la couleur verte n’est pas très heureux.

USB4 et OCuLink pour ne manquer de rien

Lors de notre test de l’EVO-T1, nous avions déjà noté l’attention portée par le fabricant à la connectique de la machine. Le M8 Mini n’a pas à rougir face à son grand frère et peut même se vanter d’être l’un des très rares mini-PC de ce format à convenir aux joueurs grâce à la présence d’un port OCuLink à l’avant. Attention, cette prise n’est pas hot-plug, il faut donc éteindre le PC avant d’y brancher une carte graphique externe.

L’OCuLink n’est pas encore intégré dans les habitudes, mais il commence à séduire de plus en plus de personnes. Ce port permet de débrancher la carte graphique lorsque la demande de puissance GPU n’est pas cruciale. De plus, à l’avant, GMKtec intègre un port USB4 doté de nombreuses fonctionnalités : 40 Gbps de débit, PowerDelivery 3.0 à 100 W et DisplayPort 1.4 4K@60 Hz ! Pour compléter, deux ports USB-A 3.2 Gen 2 (10 Gbps) et un jack audio 3,5 mm se trouvent également à l’avant, ainsi qu’un petit trou pour un Clear CMOS.

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En retournant le mini-PC, on découvre le reste de la connectique qui, cette fois, est classique. Pour l’affichage, on trouve un HDMI 2.0 (8K@60 Hz) et un DisplayPort 1.4 (8K@60 Hz). Deux ports RJ45 sont présents pour le réseau, tous deux en 2,5 GbE. Un jack d’alimentation et un verrou de sécurité Kensington sont également présents, tandis que l’USB semble un peu limité avec seulement deux ports : le premier en Type-A 3.2 Gen 2 (10 Gbps) et le second en Type-A 2.0 (480 Mbps).

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Source : Nerces pour Frandroid

Presque aucun accessoire, pas de fixation VESA

Malgré un léger manque de ports USB à l’arrière du mini-PC, la connectique est un beau succès pour GMKtec qui, en revanche, assure le service minimum en matière d’accessoires. Bien sûr, en plus de la machine elle-même, la boîte contient le bloc d’alimentation et un (très petit) manuel d’utilisation. Rien de vraiment exceptionnel.

Par ailleurs, GMKtec fournit deux câbles avec son PC : un câble d’alimentation d’environ 2 mètres et un câble HDMI de 1,8 m. Encore une fois, rien que l’on ne retrouve pas chez d’autres mini-PC déjà testés. Comme d’habitude, il n’y a pas de câble réseau inclus. De plus, il est regrettable qu’aucun accessoire de fixation VESA ne soit fourni. En réalité, cela s’explique par le fait que le M8 Mini n’a aucun trou de fixation. Il n’est donc pas conçu pour un tel montage, ce qui est vraiment dommage.

Windows 11 presque prêt à l’emploi

Sans que l’on sache exactement pourquoi, Microsoft a réussi à s’imposer auprès de tous les fabricants de mini-PC, et GMKtec n’échappe pas à cette règle. Le M8 Mini est ainsi livré, comme tous les autres produits déjà testés par Frandroid, avec Windows 11 préinstallé.

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Source : Nerces pour Frandroid

Il s’agit d’une version Pro préinstallée, ce qui est convenable. Il ne s’agit pas d’une version d’essai, vous ne vous retrouverez donc pas avec un message « veuillez activer votre Windows » quelques jours après votre achat. Bien que ce soit courant, la préinstallation de Windows est très pratique, notamment pour les débutants : il ne faut guère plus de quelques minutes pour que le PC soit opérationnel.

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Source : Nerces pour Frandroid

Pour le premier démarrage, nous vous conseillons de ne pas connecter de réseau (filaire ou sans fil) afin que la finalisation de l’installation de Windows soit plus rapide. Après quelques questions et choix, vous accéderez au bureau de Windows où vous pourrez réaliser les dernières mises à jour : GMKtec ne peut pas être à la pointe sur ce sujet, que ce soit pour les mises à jour de Windows ou pour les dernières versions des pilotes, notamment AMD.

Une dernière précision à propos de la partie logicielle : GMKtec ne fournit aucun logiciel en plus de Windows – et c’est tant mieux – mais bien que la marque ne préinstalle aucun autre système d’exploitation, elle précise que sa machine est « compatible avec Linux, Ubuntu et d’autres OS ». Preuve que même sur les mini-PC, Linux est en train de gagner du terrain.

Et à l’usage, ça tourne comment ?

Nous l’avons mentionné en parlant de l’aspect logiciel du M8 Mini, GMKtec a choisi une solution AMD pour faire fonctionner sa machine. Avant d’explorer cela davantage, il est utile d’ouvrir l’appareil pour vérifier son intérieur. Un grand merci à GMKtec pour avoir rendu cette opération simple et quasiment sans risque.

Pour commencer, il faut retourner l’appareil. On découvre alors une grande grille de ventilation et quatre petits pieds. Ces derniers ne sont pas collés : en les dévissant, on libère la seconde partie du châssis qui coulisse sur le principal élément de l’appareil. Dès lors, le ventilateur est visible ainsi que les quatre vis qui maintiennent le boîtier. Rien à redire. C’est simple à retirer et on peut enlever la partie supérieure du châssis en prenant simplement soin du câble du ventilateur : pas d’antenne Wi-Fi pour nous déranger comme c’est parfois le cas.

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Source : Nerces pour Frandroid

Nous pouvons désormais inspecter les entrailles du M8 Mini… enfin, du moins celles qui sont directement accessibles. En effet, GMKtec opte pour un double système de refroidissement, et le ventilateur dont nous parlions jusqu’à présent ne s’occupe que de la partie stockage du mini-PC. Le reste de la configuration a sa propre solution, et bien qu’il reste possible de tout démonter, cela s’avère plus délicat et inutile : de toute façon, il n’est pas possible de changer le processeur ou d’augmenter la mémoire vive, tout est soudé à la carte mère.

Nous devrons donc nous « contenter » du Ryzen 5 Pro 6650H d’AMD avec ses 6 cœurs et 12 threads, son cache combiné de 19 Mo et sa fréquence maximale de 4,5 GHz. Il est associé à 6 cœurs GPU fonctionnant à 1,9 GHz (Radeon 660M) et à deux modules de 8 Go de LPDDR5-6400 chacun. En ce qui concerne le stockage, les choses sont plus flexibles. Dans notre cas, le M8 Mini était équipé d’un SSD de 512 Go en PCIe 3.0. Cependant, il est à noter que les deux ports M.2 (dont un libre) sont capables d’accueillir jusqu’à PCIe 4.0 avec un maximum de 8 To chacun.

Comme d’habitude dans nos tests de mini-PC, nous commençons par quelques mesures « ludiques ». 3DMark n’est pas un jeu à proprement parler, mais ses trois scènes fournissent un aperçu des performances du Ryzen 5 Pro 6650H face à nos jeux favoris. Avec 235 points sur Steel Nomad, sa Radeon 660M ne produit pas des résultats spectaculaires, même si elle s’en sort mieux sur Time Spy Extreme (651 points) et surtout sur Fire Strike (4887 points). Il convient de garder à l’esprit que son but n’est pas, nécessairement, le « gros » jeu vidéo.

Nous avions tout de même envie de tester ce qui est réalisable avec de véritables jeux, ce qui donne aussi une indication des capacités graphiques intégrées. Nous avons donc utilisé Forza Horizon 5 et Shadow of the Tomb Raider, en réglant la résolution à 1280 x 720 avec deux mesures selon que le niveau de détails soit au minimum ou au maximum. Comme prévu, aux niveaux les plus élevés, le résultat est digne d’un « ça rame » : 22 et 26 images par seconde, il y a mieux pour jouer.

Il est évident que le passage aux détails les plus bas améliore les performances. Ce dit, si les 93 ips de Forza Horizon 5 rendent le jeu agréable, c’est un peu moins le cas pour Shadow of the Tomb Raider : il faut se contenter de 69 ips, qui est une moyenne, ce qui signifie qu’il peut descendre sous les 60 ips par moments. Heureusement, pour un tel jeu, ce n’est pas aussi critique que pour une simulation automobile.

Sans même avoir besoin de connecter une carte graphique externe via le port OCuLink, on peut conclure que ce mini-PC peut accompagner des joueurs… à condition qu’ils ne soient pas trop exigeants. Comme prévu, nos petits jeux indépendants préférés – Horizon Chase Turbo, Tricky Towers, Unpacking ou Unrailed – fonctionnent parfaitement, même en augmentant le nombre de joueurs au maximum : l’écran partagé à quatre sur Horizon Chase Turbo reste fluide. Enfin, le M8 Mini est aussi un excellent compagnon pour le rétrogaming.

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Source : Nerces pour Frandroid

Au-delà du simple aspect ludique, nous avons également souhaité vérifier le comportement du CPU, notamment lors de travaux de rendu intensifs. Pour cela, nous avons utilisé Cinebench 2026, qui confirme que l’iGPU d’AMD reste limité : il ne remplit pas les conditions requises pour le test graphique. En revanche, côté CPU, les résultats sont plutôt bons compte tenu du type de PC et de son prix. Avec 2098 points en multithread, le M8 Mini sera en mesure d’apporter une aide appréciable.

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Source : Nerces pour Frandroid

Nous avons également souhaité vérifier cela via le test généraliste PCMark, qui simule différentes activités, certaines proches d’un usage domestique, d’autres plus professionnelles. Ici, nous frôlons les 6000 points en general (5624), prouvant que le PC pourra convenir à divers scénarios. Sans surprise, en essentials le score est très correct (7505 points), en productivity carrément bon (9894 points), tandis que le test digital content creation est légèrement en retrait (6503 points), en raison d’un iGPU encore un peu juste par moments.

Enfin, pour conclure l’évaluation des performances du M8 Mini, nous ne pouvions pas négliger le système de stockage. Ce n’est pas un mini-PC d’entrée de gamme, le SSD ne pouvait donc pas être en SATA, mais GMKtec a tout de même cherché à réduire les coûts en choisissant un petit modèle (512 Go) en PCIe Gen 3. Sans surprise, il ne s’agit pas de records, mais des débits de 3,5 Go/s en lecture séquentielle et de 2,5 Go/s en écriture séquentielle, c’est satisfaisant.

Cela reste suffisant pour que la machine – rappelons qu’elle est équipée de 16 Go de DDR5 – soit réactive aux diverses tâches que nous lui avons confiées. Pas de reproches à faire dans l’utilisation quotidienne : le système demeure fluide, réactif, en un mot, agréable.

Consommation et chauffe

Nous l’avons mentionné au moment d’ouvrir la machine, le M8 Mini est équipé de deux systèmes de refroidissement : un premier ventilateur est dédié à la partie stockage, tandis qu’un ventirad complet est en place pour le processeur. Il est équipé d’un ventilateur de type blower, associé à un dissipateur très dense et deux caloducs. Est-ce suffisant pour refroidir tout cet ensemble sans trop de bruit ?

Du côté du bruit, hélas, pas de miracle : la machine est très compacte et les ventilateurs se révèlent relativement bruyants. Rien de catastrophique, mais on ne peut pas dire que ce soit un PC discret, encore moins silencieux : ça souffle, mais ce n’est ni strident ni insupportable. Par ailleurs, bien que cela n’empêche pas le CPU de monter en température, il n’y a jamais d’excès. Même sous forte charge, nous n’avons jamais atteint 83 °C sur les cœurs CPU. Mieux, la DDR5 reste encore plus préservée (maximum de 44 °C) et le SSD tourne bien à 48 °C.

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Pour finir, intéressons-nous à la consommation du M8 Mini. Voici un résultat surprenant, puisque même durant les charges les plus lourdes, nous avons à peine dépassé les 57 watts et, le plus souvent, nous étions autour des 30 à 35 watts. Pourquoi surprenant ? Simplement parce que la brique d’alimentation est conçue pour 100 watts et nous pensions dépasser un peu plus les 60 watts, mais ce n’est pas un problème à signaler !

Prix et disponibilité

GMKtec a lancé le M8 Mini à la fin de l’année dernière en Chine et aux États-Unis, notamment. Sa disponibilité en France a quelque peu traîné : il est en vente depuis les derniers jours de janvier, avec trois versions proposées.

Ces trois versions permettent de jouer sur les composants les plus sensibles actuellement, à savoir la quantité de mémoire vive et la capacité de stockage. Attention, rappelons que si cette dernière peut être augmentée ultérieurement, la RAM étant soudée, elle n’est pas évolutive. Pour le moment, il faut compter entre 350 euros et 520 euros selon que l’on choisisse le modèle avec 16 Go de RAM + 512 Go de SSD ou la version 16 Go + 1 To.

En revanche, impossible pour l’instant de trouver la version 16 Go + 256 Go, qui n’est plus disponible. À 350 euros, et compte tenu de la situation actuelle, le M8 Mini est donc plutôt bien positionné.