Randonnée de trois jours avec une montre de sport : changer de vie.
1. En trois jours, ma compagne et moi-même avons relié Camaret-sur-Mer à Telgruc-sur-Mer en passant par le cap de la Chèvre, avec des étapes tournant autour de 15 km pour la première et la troisième, et environ 22 km pour la seconde.
2. Je suis parti de Paris le 7 mai 2026 avec 95 % de batterie et j’ai constaté qu’après deux jours de marche, la montre avait encore plus de 70 % de batterie en fin de journée.

Passionné de randonnée, je suis, avouons-le, peu familier avec les montres connectées. Pour vous donner une idée, j’avais précédemment une Withings ScanWatch 2 que j’utilise principalement pour recevoir des notifications et pour son design. Je m’en sers également un peu pour suivre mon sommeil, mais c’est à peu près tout ce que je fais avec une montre.
L’argument choc
Un jour, mon collègue Geoffroy, responsable des appareils connectés chez Frandroid, a posé une montre de sport sur mon bureau. Il avait en tête de me faire porter cette Coros Nomad pendant une randonnée. Ce modèle est particulièrement conçu pour les activités de plein air.
Alors que Geoffroy court des marathons pour partager ses retours sur les montres, il souhaitait aussi le point de vue d’une personne qui marche des heures en montagne pour apprécier les paysages. Cette personne, c’est moi.

Un argument décisif m’a convaincu d’essayer : je peux télécharger des cartes sur la montre et y afficher des tracés GPX. Moi qui utilise souvent Komoot ou GPX Viewer sur mon smartphone, j’ai pensé que cela me rapporterait un meilleur confort en ayant ces informations au poignet. De plus, cela pourrait préserver la batterie de mon téléphone.
Le trajet de randonnée
Direction la presqu’île de Crozon sur une portion tranquille du sentier GR34 qui suit les côtes bretonnes. En trois jours, ma compagne et moi-même avons relié Camaret-sur-Mer à Telgruc-sur-Mer en passant par le cap de la Chèvre. La première et la troisième étape font un peu plus de 15 km, tandis que la seconde, au cap de la Chèvre, fait environ 22 km.

Le GR34 est très bien balisé, et il n’est pas nécessaire d’avoir un grand sens de l’orientation pour longer la côte. Même les campings où nous avons planté notre tente étaient toujours proches du sentier. C’était donc l’occasion idéale d’utiliser la Coros Nomad, car en cas de problème, je ne dépendais pas uniquement d’elle, ce qui est rassurant.
Avant de partir, j’ai téléchargé les fonds de carte via l’application Coros sur mon téléphone pour y accéder directement sur la montre, même hors ligne.
C’est assez simple. Dans l’application, il faut se rendre dans les paramètres de la montre, puis dans le menu Gestionnaire de cartes. On découvre une carte quadrillée et il suffit de sélectionner la zone à télécharger (j’avais juste besoin d’un carré qui recouvre tout le Finistère et la presqu’île de Crozon).


Concernant les tracés GPX, ma compagne les a trouvés sur des sites spécialisés et me les a transférés. Pour être précis, nous avions besoin de deux tracés pour couvrir l’ensemble de notre parcours, et c’est une information à noter.
GPS précis et carte lisible
Alors, pourquoi ai-je apprécié la Coros Nomad ? La principale raison est la précision de sa géolocalisation, au mètre près, durant toute ma randonnée. De plus, la boussole est bien calibrée, indiquant toujours correctement la direction de ma marche. Tout cela me donne l’envie d’emmener la montre lors d’un trek de plusieurs jours que nous prévoyons dans les Pyrénées cet été, où une telle précision sera essentielle.
En outre, la qualité des cartes de Coros est remarquable. En Bretagne, j’avais l’impression que même les petits sentiers, même mal tracés, étaient présents sur la carte.

AUCUNE chance de se tromper de direction avec ce parfait combo de position précise et de carte ultra fiable.
Cela se voit dans l’image ci-dessous. Même si une erreur n’aurait pas été problématique, car les chemins se rejoignent quelques mètres plus loin, je vois que l’itinéraire GPX suit le sentier de gauche, tandis que le chemin de droite est aussi indiqué sur la carte.

De plus, il est très facile de zoomer sur la carte avec la molette de la montre. Quel bonheur ! Je ne fais pas de la surenchère, j’ai vraiment beaucoup apprécié cela.
Navigation : la bonne surprise
J’ai également été agréablement surpris par la gestion des tracés GPX sur la montre, même si ce que je vais dire peut sembler basique.
Sachez qu’au moment de lancer l’activité Randonnée sur la Coros Nomad, on peut ajouter un GPX préenregistré. C’est très facile. Cependant, j’ai fait l’erreur de penser qu’il n’était pas possible de changer d’itinéraire une fois la session lancée. Je ne sais pas pourquoi j’avais cette idée.

Au moment de quitter le tracé du premier GPX pour commencer à suivre le second, j’ai été ravi de constater que je pouvais faire cela en quelques secondes depuis ma montre. Je peux arrêter la navigation sans quitter la carte, puis lancer un nouvel itinéraire (donc le deuxième GPX). Là aussi, j’étais très content.
J’étais encore plus heureux quand, au moment de quitter le chemin de randonnée pour rejoindre notre camping du soir, il m’a suffi d’ouvrir l’application Coros sur mon téléphone, d’entrer l’adresse et de laisser la montre nous guider jusqu’à destination.

C’est tout simple, mais j’ai apprécié cette liberté et ce confort d’utilisation.
Un détail appréciable : la montre envoie une notification avant une descente ou une montée. Cela prouve encore une fois qu’elle est très précise pour déterminer la position.
Cependant, ce n’est pas infaillible ; j’étais parfois alerté avant une montée insignifiante qui ne méritait pas une telle attention.
L’esprit tranquille
Je tiens également à souligner le confort général de la montre et la tranquillité d’esprit qu’elle procure. Elle est plaisante à porter malgré sa taille imposante qui m’avait un peu inquiété au départ.
J’ai également apprécié de n’avoir à sortir mon téléphone que pour prendre des photos (sauf cette fois où j’ai lancé le trajet depuis l’application Coros, évidemment).




C’est un grand avantage, car j’ai constaté que j’avais bien plus de batterie en fin de journée que d’habitude lors de mes randonnées. C’est un véritable atout.
En ce qui concerne la batterie, celle de la Coros Nomad m’a vraiment impressionné. J’ai quitté Paris le 7 mai 2026 avec 95 % de charge. Le 8 mai, lors de la première étape de randonnée, à la fin de la journée, il me restait encore plus de 70 % de batterie. Les deux jours suivants de marche n’ont nécessités aucune recharge.

En réalité, il a fallu attendre le 19 mai (sans avoir lancé d’autres activités en extérieur) pour que la montre me signale qu’elle tombait à 10 % de batterie. Cela me semble plutôt solide.
Cette durabilité provient partiellement de l’écran MIP transflectif, supposé peu énergivore. Bien que j’ai eu l’impression d’une qualité d’affichage inférieure à l’Amoled, je n’ai pas eu de soucis de lisibilité au soleil.
En passant au chapitre météo, j’ai été contraint de tester la Coros Nomad sous une pluie intense, et elle a parfaitement résisté.

Un poncho trempé, un look malmené, mais la montre n’a pas été affectée par ces intempéries bretonnes.
Les petits soucis
Ce tableau élogieux que je dresse nécessiterait cependant quelques nuances suite à quelques petits problèmes rencontrés. Rien de trop grave, mais je les partage pour être complet.
Le premier, qui m’a le plus dérangé, concerne les vibrations de la montre. Chaque jour de randonnée, elle vibrait périodiquement pour signaler que j’avais effectué un tour. Or, je marchais d’un point A à un point B, et je n’étais pas sur un circuit d’athlétisme.

Après coup, Geoffroy m’a expliqué que cela était dû au fait que la montre enregistre automatiquement le temps pour parcourir un kilomètre (1 km = un tour). C’est un paramètre par défaut que je vais m’empresser de désactiver lors de ma prochaine sortie, si j’y arrive.
Autre point : lorsque j’ai changé pour le deuxième GPX, je l’ai fait en sens inverse de la personne qui l’avait partagé. Il y avait donc une direction et la montre m’a rapidement informé que je n’allais pas dans le bon sens. Je la félicite pour sa réactivité à ce sujet, mais j’aurais aimé un bouton pour désactiver ces notifications répétées. Cela a été le cas 29 fois !

Enfin, dernier point : malgré plusieurs tutoriels en ligne et via Gemini, je n’ai pas réussi à faire une capture d’écran sur la Coros Nomad. C’est pourquoi je partage des photos au lieu de screenshots.
Tout un monde à découvrir
En conclusion, si j’ai beaucoup apprécié la précision, le confort et la tranquillité d’esprit que m’a apportée cette montre pendant ma randonnée, je réalise également que je n’ai fait qu’effleurer ses capacités.
Ce n’est qu’à la fin de la randonnée que j’ai commencé à découvrir les nombreuses mesures de santé collectées par la montre. Il y en a tant !

Ce commentaire s’applique également à l’application mobile : elle est si complexe que je pense n’avoir seulement exploré 1 % de ses fonctionnalités. Je ne vous ai pas encore parlé de l’option pratique permettant d’enregistrer un lieu pour avoir un bulletin météo, que j’ai trouvé assez fiable.
Le plus surprenant dans tout cela, c’est que Geoffroy, encore lui, m’a affirmé que Coros offre une expérience plus simplifiée que la concurrence. J’ai donc beaucoup à découvrir encore, mais cette première expérience m’a pleinement conquis.

