Quel opérateur mobile ne serait pas le plus performant pour internet dans le TGV ?
Une étude d’Ookla, menée entre mars 2025 et mars 2026, a révélé qu’Orange affiche une vitesse de téléchargement médiane de 283,4 Mbps sur les principaux corridors ferroviaires. En termes de latence, Orange et Bouygues Telecom se positionnent à 33 ms et 34 ms respectivement, tandis que SFR atteint 43 ms et Free 64 ms.
Le TGV roule à 300 km/h et vous n’arrivez pas à accéder à une page web. Une étude d’Ookla a récemment analysé la performance des connexions des quatre opérateurs sur les lignes ferroviaires françaises.
Tous les usagers ont déjà connu ce moment où, entre deux gares de la ligne Paris-Nantes, la barre de réseau fait des siennes. Pourtant, d’après les données, la France ne s’en sort pas trop mal comparée à ses voisins européens. L’étude d’Ookla, réalisée entre mars 2025 et mars 2026, a quantifié les impressions des voyageurs concernant leur forfait mobile.
Pour ne pas vous faire attendre, Orange est le grand vainqueur de cette étude. L’opérateur historique affiche une vitesse de téléchargement médiane de 283,4 Mbps sur les axes ferroviaires principaux.
Cela représente 52 % de plus que SFR, qui atteint 186,5 Mbps, et plus du double de la performance de Free avec 120,4 Mbps. Si vous envisagez de télécharger un fichier volumineux avant d’arriver, le choix est rapidement fait.
Cependant, le débit n’est pas le seul critère important. La latence, ce délai de réponse qui influence la fluidité de la navigation, divise le marché. D’un côté, Orange et Bouygues Telecom affichent des latences de 33 ms et 34 ms respectivement.
De l’autre, SFR est à 43 ms, tandis que Free dépasse les limites avec 64 ms. Dans le train, cette différence est immédiatement perceptible sur la rapidité d’affichage d’une page Web.
Le problème, lorsque le train file à toute allure, ne concerne pas uniquement la proximité des antennes, mais aussi la qualité du signal que votre téléphone peut capturer. Ookla a évalué le RSRQ, un indice mesurant la qualité du signal 4G/5G. Dans ce domaine, Orange prend l’avantage avec une mesure de -9 dB, soit 3 dB de mieux que ses concurrents.
Concrètement, cela signifie qu’à puissance de signal égale, le réseau d’Orange est « plus propre », subissant moins d’interférences. Cela permet de maintenir une connexion plus stable à des endroits où les autres réseaux commencent à saturer ou à altérer constamment entre 4G et 5G. Cela est le résultat d’un investissement considérable sur les infrastructures mobiles le long des voies ferrées, un axe stratégique du « New Deal Mobile ».
Cependant, en analysant plus en profondeur, l’usage réel (la « Qualité d’Expérience ») révèle que l’écart se réduit. Le temps de chargement d’une page web diffère de seulement 0,1 seconde entre Orange et Bouygues. Plus étonnant encore, pour démarrer une vidéo, c’est SFR qui est en tête avec un temps de lancement de 1,3 seconde, contre 1,6 seconde pour Bouygues.
La France bénéficie d’un cadre réglementaire renforcé par rapport à l’Italie, l’Espagne ou le Royaume-Uni pour ce qui est de la couverture ferroviaire. Seule l’Allemagne impose des normes de performance plus strictes. Toutefois, ces chiffres représentent des médianes, dissimulant des zones blanches encore présentes, en particulier dans les anciennes rames Ouigo qui filtrent davantage les ondes que les nouvelles rames TGV Inoui.
En résumé, si vous passez beaucoup de temps dans le train pour le travail, une carte SIM Orange est votre meilleur atout pour la productivité. Pour les autres, Bouygues et SFR offrent de bonnes alternatives pour le divertissement, tandis que Free semble encore avoir du mal à suivre le rythme des lignes à grande vitesse.

