Prix des carburants : aide de 5 500 € aux taxis dès le 1er octobre pour l’électrique
Le gouvernement propose une aide de 5 500 euros pour les taxis qui passent à l’électrique, à partir du 1er octobre, à condition de choisir un modèle assemblé en Europe. La liste des modèles éligibles n’a pas encore été publiée, et les modèles chinois sont mécaniquement écartés.
Le gouvernement annonce une aide pouvant aller jusqu’à 5 500 euros pour les taxis qui passeront à l’électrique à partir du 1er octobre, sous réserve de choisir un modèle assemblé en Europe.
Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a présenté ce dispositif jeudi, dans le cadre des mesures du gouvernement Lecornu face à la hausse des prix du carburant. Les taxis pourront bénéficier d’une aide de 5 500 euros pour la transition vers des véhicules électriques, à condition que ces derniers soient assemblés en Europe.
La liste des modèles éligibles n’est pas encore disponible dans le Journal officiel. Le critère retenu, à savoir l’assemblage final dans l’espace économique européen, devrait inclure des modèles tels que la Renault 5 (assemblée à Douai), la Peugeot e-208 et la Citroën ë-C3 (toutes deux fabriquées à Trnava, en Slovaquie), ainsi que des véhicules d’occasion, comme la Renault Zoé et la Fiat 500e (fabriquée à Turin).
Les modèles chinois, comme le MG4, le BYD Dolphin ou la Dacia Spring (assemblée en Chine), ne seront pas éligibles. En revanche, la Tesla Model Y produite à Berlin pourrait répondre aux conditions si son prix la rendait adaptée pour un usage de taxi.
Ce dispositif s’ajoute à d’autres aides prévues pour les particuliers, comme le nouveau leasing social à 100 euros par mois avec 9 500 euros d’aide, repoussé à juillet 2026, ainsi que l’aide pour « gros rouleurs » pouvant atteindre 7 700 euros. En ce qui concerne les taxis, la situation est différente : ils parcourent de longues distances, leurs marges bénéficiaires sont réduites et le coût d’entrée d’un véhicule électrique constitue le principal obstacle. Parallèlement, Tabarot a appelé les plateformes de VTC, notamment Uber, à « faire un geste significatif » sur le prix des courses pour atténuer l’impact de la hausse du carburant. Aucune aide directe n’est prévue pour elles, seulement une invitation à agir.
Pour les chauffeurs envisageant de faire le saut, le délai est court : au moins trois mois à partir d’octobre, avec un choix limité aux modèles assemblés dans l’espace économique européen, et un montant qui ne couvre qu’une partie du surcoût par rapport au diesel. Cela peut être utile, mais ne représente pas une révolution.
En termes de volumes, la France compte environ 60 000 taxis. Avec une aide de 5 500 euros par véhicule, si la moitié du parc fait la transition pendant la période d’éligibilité, le budget total dépasserait 160 millions d’euros, une estimation que le ministère des Finances n’a pas encore confirmée publiquement.
Le ministère n’a pas précisé non plus si cette aide peut se cumuler avec le bonus écologique actuel et la prime à la conversion, ni si elle est soumise à un plafond de prix d’achat, comme c’est le cas pour le bonus, limité à 47 000 euros.

