Le Flipper One veut devenir l’ordinateur ARM le plus ouvert.
Flipper Devices souhaite développer le Flipper One, un appareil qui ne remplace pas le Flipper Zero et se concentre sur la polyvalence plutôt que sur le piratage. Pavel Zhovner souligne que la société publie « les tableaux de suivi des tâches, nos discussions internes, notre documentation », dans le but d’encourager la communauté à participer au développement du noyau Linux pour améliorer la compatibilité du système sur ses machines de nouvelle génération.

Après avoir récemment présenté un aperçu de ses caractéristiques techniques, le Flipper One annonce ses ambitions à travers un long billet de blog rédigé par Pavel Zhovner. Le créateur du Flipper Zero souhaite aller bien au-delà d’une simple GameBoy pour le hacking et envisage de construire cette fois-ci « l’ordinateur ARM le plus ouvert au monde ». Un véritable défi.
Concrètement, cet appareil a été conçu pour intégrer Linux dans le domaine ARM, et cela, même si cela nécessite des efforts considérables. Pour atteindre cet objectif, l’entreprise met l’accent sur un développement transparent et sur l’implication de sa communauté.
Un appareil polyvalent
Comme l’indique Pavel Zhovner, le Flipper One « ne remplace pas le Flipper Zero, il provient d’une autre catégorie de produits » qui privilégie moins le piratage et plus la polyvalence. En s’inspirant de Debian, le système d’exploitation Flipper OS souhaite permettre d’utiliser l’appareil comme une box multimédia, un assistant IA avec des modèles en local, ou un routeur de voyage. Les usages avancés, tels que la connectivité par satellite ou l’analyse de connexions réseau, sont également envisagés, le Flipper One s’adressant en priorité aux bricoleurs numériques.

Au cœur du Flipper One se trouve un ordinateur complet doté de deux processeurs dédiés, avec un accent sur la modularité et l’adaptabilité. Il s’agit d’un Raspberry Pi encore plus sophistiqué. Pavel Zhovner assume cette comparaison et souhaite positionner son Flipper One comme un « cyberdeck » plus robuste que le fameux micro-ordinateur polyvalent, grâce à des outils permettant une remise à zéro facile du système.
Un effort collectif
Déplorant cependant le « piètre état de Linux sur ARM », largement compliqué par la prolifération des « blobs de boot propriétaires » et des « correctifs spécifiques à chaque fabricant […] dont personne ne comprend vraiment le fonctionnement », Pavel Zhovner encourage la communauté à participer au développement du noyau Linux afin d’améliorer la compatibilité du système sur ses nouvelles machines.
Pour aller plus loin
Le piratage d’une Tesla avec un Flipper Zero est une réalité – et c’est effrayant
Dans cette optique, l’entreprise rend public tout son processus de développement en partageant « les tableaux de suivi des tâches, nos discussions internes, notre documentation », en somme « tout le désordre que les entreprises gardent habituellement secret ». L’ambition est que ce travail collaboratif engendre le meilleur Flipper One possible et établisse une nouvelle méthode pour garantir la compatibilité de Linux sur ARM.

