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L’Apple Vision Pro, atout du prochain film Star Wars

Jon Favreau a utilisé le casque de réalité mixte Apple Vision Pro pour simuler une salle IMAX sur le plateau de The Mandalorian & Grogu, dont la sortie est prévue pour le mois de mai 2026. Cette technologie permet de valider instantanément la justesse d’une scène, ce qui limite le nombre de reshoots coûteux et de plans coupés au montage.


Le casque de réalité mixte d’Apple cherche encore son public, mais il vient de décrocher un rôle important à Hollywood. Jon Favreau, le réalisateur de The Mandalorian & Grogu, l’a utilisé pour simuler une salle IMAX sur son plateau, une méthode efficace pour réduire les coûts de production de son blockbuster.

Réaliser un film de science-fiction représente aujourd’hui un défi financier colossal. Bien que les outils vidéo grand public soient plus accessibles que jamais, atteindre les standards visuels d’une production hollywoodienne nécessite des ressources considérables. Pour le grand retour de la franchise Star Wars dans les salles après sept ans d’absence, l’équipe de The Mandalorian & Grogu, dont la sortie est prévue pour mai 2026, a dû faire preuve d’ingéniosité technique.

Le secret de fabrication de ce long-métrage a été révélé lors du salon CinemaCon à Las Vegas. Dans le podcast The Town, animé par Matt Belloni, Jon Favreau a décrit les astuces utilisées pour réduire les coûts de cette superproduction. Parmi ses atouts majeurs figure l’Apple Vision Pro, le coûteux casque de réalité mixte de la marque californienne.

Le problème initial de Favreau était de nature pragmatique. Sur un plateau de tournage classique, l’immensité d’une toile de cinéma se résume à de simples moniteurs vidéo. « Je fais un film IMAX et je regarde un écran de télévision. Quelle que soit la taille de votre écran, ce n’est pas un écran IMAX », a-t-il déclaré. La solution de Golem Creations, sa société de production derrière des séries comme Ahsoka ou Le Livre de Boba Fett, a été de développer un logiciel sur mesure. Avec le Vision Pro, le cinéaste est « instantanément propulsé au cœur d’une salle de cinéma virtuelle à la bonne échelle. »

Cette vue permet de cadrer l’action en direct, au bon ratio, en voyant exactement ce que le public découvrira en salles. Derrière cet exploit technologique se cache une réalité économique : valider immédiatement la justesse d’une scène permet d’éviter les coûteux reshoots. De plus, cela limite le nombre de plans coûteux qui finissent par être coupés au montage. Le réalisateur s’inspire de l’industrie de l’animation, où tout est rigoureusement planifié avant d’investir dans la création de l’image finale.

Plutôt que de s’enfermer dans du matériel professionnel spécialisé, Favreau privilégie la technologie grand public. Le marché du jeu vidéo génère des milliards et connaît un rythme d’innovation que l’équipement de cinéma traditionnel peine à égaler. Le créateur de The Mandalorian, habitué à travailler dans des décors virtuels entourés de fonds verts, a été un pionnier du genre. Il utilisait déjà des caméras 360 Nokia OZO en 2016 pour Le Livre de la Jungle, ou des casques HTC Vive en 2019 pour prévisualiser les environnements du Roi Lion.