High-tech

Dreame abandonne ses usines, imite Huawei dans les voitures électriques.

Dreame a finalement décidé de ne pas produire lui-même de voitures électriques et souhaite adopter une stratégie inspirée de celle de Huawei. Le constructeur prévoit de lancer ses autos électriques sur le marché à partir de 2027.


Le constructeur chinois Dreame a finalement décidé de ne pas fabriquer ses propres voitures électriques. La société adopte une nouvelle stratégie, s’inspirant de celle de Huawei.

Déjà reconnue pour ses aspirateurs et appareils électroménagers, Dreame avait récemment dévoilé plusieurs voitures électriques très performantes lors du CES de Las Vegas. Parmi les nouveautés, une version de la Nebula Next 01, équipée de deux moteurs à réaction. Cependant, la question de la production de ces véhicules se pose. C’est à ce moment que Dreame a opté pour une approche différente.

Au départ, la firme projetait d’assembler ses véhicules dans une usine qu’elle comptait construire en Allemagne, précisément à Brandebourg, à proximité de la Gigafactory de Tesla. Cela représentait une bonne nouvelle pour l’économie européenne, ce qui aurait certainement réjoui Bruxelles.

Néanmoins, Dreame a récemment révisé ses plans. Ma Junye, responsable de l’activité automobile, a expliqué dans une interview accordée au média Jiemian que la marque se tournerait plutôt vers un modèle similaire à celui de Huawei pour ses voitures électriques.

Mais comment cela fonctionne-t-il ? Les deux marques adopteront une approche semblable, consistant à s’associer avec des partenaires, notamment d’autres constructeurs automobiles, afin de créer de nouvelles marques. Par exemple, l’alliance entre Huawei et la marque Changan a donné naissance à Avatr. Dans ce partenariat, le géant de la tech fournit le logiciel, aussi bien pour l’infodivertissement que pour la conduite autonome. Dreame souhaite reproduire ce schéma.

Au lieu d’investir massivement dans une usine, qui nécessite des fonds importants et du temps, la société prévoit de nouer des partenariats. Les constructeurs partenaires se chargeront de l’assemblage des véhicules, tandis que Dreame fournira les technologies et la R&D. Ce modèle gagnant-gagnant pourrait également bénéficier aux entreprises moins avancées technologiquement, à l’image de ce qu’effectuent Volkswagen avec Xpeng ou Stellantis avec Leapmotor.

Le but est de combiner les compétences dans différents domaines tout en réduisant significativement les coûts. Dreame préfère en effet investir la majeure partie de son capital dans la recherche et le développement plutôt que dans la production elle-même. Parallèlement, le constructeur travaille sur le développement de ses propres puces informatiques, qui seront intégrées dans le tableau de bord et la conduite autonome de ses modèles, la Nebula Next 01 étant dotée d’un capteur LiDAR.

D’autre part, la société chinoise travaille également sur une batterie solide qui équipera sa supercar, bien qu’elle n’ait pas encore révélé d’informations techniques à ce sujet. Pour rappel, Dreame prévoit de lancer ses véhicules électriques sur le marché à partir de 2027, mais il n’est pas encore déterminé qui sera chargé de leur production. Actuellement, Dreame emploie pas moins de 1 000 personnes dans son équipe dédiée à l’automobile, dont 70 % se consacrent à la R&D.