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« Des risques profonds pour la sécurité » : Apple ne défie pas l’UE sur Gemini Android

Apple a officiellement pris la défense de Google face à la Commission européenne dans le cadre du DMA. La Commission européenne pousse depuis plusieurs mois pour que Google permette aux utilisateurs de choisir leur modèle d’IA générative par défaut, une démarche qui ne satisfait pas Google.


L’union entre les deux géants technologiques est à la fois surprenante et inattendue. Dans le cadre des dispositions du DMA, Apple a officiellement apporté son soutien à Google face à la Commission européenne. Le constructeur américain se montre préoccupé par la sécurité des données et l’avenir de l’intelligence artificielle, et critique fortement l’intervention de Bruxelles dans les systèmes d’exploitation.

Ce mercredi, Google a ainsi bénéficié d’un appui inattendu. Selon l’agence Reuters, ce soutien de la part d’Apple intervient alors que Google s’efforce de se conformer à la réglementation européenne du DMA.

En effet, la Commission européenne exerce des pressions depuis plusieurs mois pour que Google permette aux utilisateurs de choisir leur modèle d’IA générative par défaut, tout en conservant les fonctionnalités existantes. Actuellement, Google met l’accent sur son modèle Gemini, qu’il intègre dans la plupart de ses applications. Ces conclusions ne plaisent guère à Google, qui soutient que cela « priverait les utilisateurs et utilisatrices de leur autonomie » et poserait des défis en matière de sécurisation des données.

Ce mercredi, Apple a fait écho à ces préoccupations exprimées par Reuters :

« Les projets de mesures soulèvent des préoccupations sérieuses et urgentes. S’ils étaient confirmés, ils créeraient des risques profonds pour la confidentialité, la sécurité et la sûreté des utilisateurs, ainsi que pour l’intégrité et les performances des appareils […]. Ces risques sont particulièrement aigus dans le contexte de systèmes d’IA en évolution rapide, dont les capacités, les comportements et les vecteurs de menace restent imprévisibles, comme nous le constatons aujourd’hui à maintes reprises. »

De plus, Apple critique l’intervention de la Commission européenne, qu’elle accuse de « concevoir un nouveau système d’exploitation » et de « substituer son propre jugement, basé sur moins de trois mois de travail, à celui des ingénieurs de Google ».

Bien que ce soutien d’Apple à Google puisse sembler surprenant à première vue, il est important de noter que les deux marques américaines collaborent dans le domaine de l’intelligence artificielle. En effet, les outils « Apple Intelligence » devraient prochainement s’appuyer en grande partie sur Gemini de Google.

Enfin, Apple, qui traditionnellement verrouille son système d’exploitation, pourrait craindre que les exigences imposées par la Commission européenne à Google s’appliquent également à iOS dans un second temps.