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Cyberpunk 2077 sur Android : résultats de l’expérience révélés

Un terminal Android équipé d’une puce Snapdragon 8 Gen 5 a réussi à faire tourner Cyberpunk 2077, mais le jeu atteint une température de 100°C. Le jeu fonctionne en 720p avec les réglages au minimum, oscillant entre 20 et 30 images par seconde sans optimisation, et peut dépasser 40 à 50 images par seconde en utilisant des technologies de mise à l’échelle comme le FSR 2.1 d’AMD.

Un terminal Android équipé d’une puce Snapdragon 8 Gen 5 a réalisé l’exploit de faire tourner Cyberpunk 2077. C’est impressionnant, c’est instable et cela transforme votre appareil en un véritable four en quelques minutes. Découvrez comment cela est possible.
Source : ETA Prime

Il ne s’agit pas de jouer via des services comme Xbox Game Pass ou GeForce Now. Ici, il s’agit d’exécution native. Le youtubeur ETA Prime a publié une vidéo montrant Cyberpunk 2077 fonctionnant directement sur un smartphone Android.

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Redmagic 11 Pro // Source : Frandroid

Le smartphone utilisé pour cet exploit est un Redmagic 11 Pro. À l’intérieur, il est équipé du dernier Snapdragon 8 Gen 5 de Qualcomm et de 16 Go de RAM. Pour réaliser cet exploit, il a été nécessaire de passer par GameHub, une interface qui utilise des couches de traduction similaires à celles de Proton sur Steam Deck.

Cette couche traduit en temps réel les instructions x86 des PC vers l’architecture ARM de nos smartphones. Des outils comme DXVK sont employés pour convertir les appels graphiques DirectX vers Vulkan, l’API préférée d’Android.

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Cyberpunk 2077 à 100 degrés

Pour atteindre une expérience fluide, des compromis sont nécessaires. Le jeu fonctionne en 720p avec les paramètres réglés au minimum. En mode natif, il est possible d’osciller entre 20 et 30 images par seconde. C’est vraiment incroyable pour un titre aussi exigeant.

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Source : ETA Prime

C’est à ce moment que les technologies de mise à l’échelle entrent en jeu. En activant le FSR 2.1 d’AMD et la génération d’images, le compteur grimpe. On atteint plus de 40, voire 50 images par seconde. Le jeu devient visuellement fluide, presque comme sur une console portable dédiée.

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Source : ETA Prime

Cependant, le problème majeur reste la chaleur. Malgré la présence d’un ventilateur actif et d’un système de refroidissement liquide dans le Redmagic, le processeur a atteint la température de 100°C. Cela dépasse l’entendement. À cette hauteur, l’appareil ne peut plus être considéré comme un smartphone, mais comme un véritable danger pour vos mains et pour la durabilité de ses composants internes.

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Source : ETA Prime

En plus de la chaleur excessive, l’expérience de jeu n’est pas optimale. La génération d’images sur un smartphone produit des artefacts visuels, créant cet effet « fantôme » qui se reflète derrière les personnages. La mémoire vive est déjà saturée à 88 % et la batterie semble se décharger à une vitesse inquiétante. Cela reste une simple démonstration technique, mais pas un usage quotidien.

Cette expérience démontre surtout que l’écart entre un PC et un smartphone se réduit à une allure incroyable. Si une puce mobile peut exécuter le code d’un jeu AAA comme Cyberpunk, cela indique que l’optimisation des couches de traduction x86 vers ARM a fait des progrès considérables.

On commence à atteindre des résultats similaires à ceux offerts par un Steam Deck en mode « basse consommation ». Les outils développés dans l’environnement Linux s’intègrent désormais parfaitement à Android, ouvrant ainsi la voie à une vaste bibliothèque de jeux PC qui, à terme, pourrait fonctionner sans générer autant de chaleur sur des puces plus efficientes.

Cette méthode permet également de faire fonctionner des jeux PC sur Android.