Vatican : La nationalité suisse est-elle indispensable pour le garde suisse pontifical ?
Les hommes de la Garde suisse pontificale, avec leur tenue bouffante jaune et bleu, ont pour mission de protéger le pape et le Vatican. La Garde suisse est une tradition vieille de plus de 500 ans et exige que le candidat soit catholique pratiquant et suisse, âgées de 19 à 30 ans.
Avec leur uniforme bouffant jaune et bleu, leurs hallebardes et leurs casques ornés de plumes d’autruche, ou pour certains, en velours rouge et noir, les membres de la Garde suisse pontificale représentent une tradition essentielle au Vatican.
Cette plus petite armée du monde a pour mission cruciale de protéger le pape et le Vatican. Que savons-nous vraiment des gardes suisses qui participeront, ce mercredi 6 mai, à la cérémonie solennelle de prestation de serment devant Léon XIV et un bon nombre de personnalités ?
La première question qui se pose est : faut-il être Suisse pour devenir garde suisse ? La réponse est affirmative. C’est une règle fondamentale : il est requis d’être helvète, de posséder un passeport suisse et d’avoir complété une formation préalable.
Des conditions strictes pour intégrer la Garde suisse
Pour devenir garde suisse, il est impératif d’être catholique, et pas seulement par convenance : un certificat du curé atteste qu’il « fréquente les sacrements ». Il doit être un catholique pratiquant. La Garde suisse possède une tradition de plus de 500 ans qui « représente un honneur pour la Suisse, et il est attendu que le candidat ait un attachement particulier pour la Suisse », précise le site d’information de la Garde pontificale.
Concernant le profil, le candidat doit avoir entre 19 et 30 ans, être en excellent état de santé et mesurer au minimum 1,74 m. C’est un corps exclusivement masculin. Lors de son entrée dans la Garde, il doit être célibataire, et s’il désire se marier, il doit avoir au moins 25 ans, avoir servi cinq ans et s’engager pour trois années supplémentaires.
Quelle est leur histoire ?
Ce n’est pas simplement un emploi, mais une vocation, un engagement à la fois spirituel et militaire. Chaque année, le 6 mai, les nouveaux recrutés prêtent serment. Cette date n’est pas anodine : elle commémore un moment tragique de leur histoire qui remonte au sac de Rome en 1527, alors qu’ils protégeaient le pape Clément VII.
Parmi les 189 gardes suisses présents le matin du 6 mai durant cette guerre civile, seuls 42 ont survécu, mais leur sacrifice a permis à la fuite du pape, accompagné d’une partie de sa garde rapprochée.
Que font-ils ?
Ils ont pour mission d’assurer la sécurité du pape et des lieux les plus sacrés pour les chrétiens. Ils reçoivent une formation intensive dispensée par la Police cantonale du Tessin, au centre de formation de la Police et de l’Armée Suisse à Isone, suivie d’une formation spécifique au Vatican.
La Garde suisse pontificale supervise toutes les entrées officielles de la Cité du Vatican et effectue des contrôles d’accès. Lors des audiences et cérémonies religieuses avec le Saint-Père, les gardes veillent sur l’événement. Certains, de grades supérieurs, assurent la protection rapprochée en tenue civile. Les sous-officiers et officiers accompagnent également le pape lors de ses voyages apostoliques à l’étranger.
Lors des visites officielles de chefs d’État, de Premiers ministres et d’ambassadeurs, les gardes suisses assurent un service d’honneur, ainsi que des honneurs militaires lors de messes et d’audiences.

