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L’Iran ne cesse pas de soutenir le Hezbollah contre Israël.

Un conseiller principal du guide suprême iranien a déclaré que l’Iran soutiendrait « résolument » le Hezbollah, affirmant que ce groupe joue un rôle fondamental dans la lutte contre le sionisme. Le gouvernement libanais est soumis à une intense pression des Etats-Unis pour désarmer le Hezbollah, qui est considéré comme un groupe armé soutenu par Téhéran et hostile à Israël.


Face à Israël, Téhéran ne prévoit pas de lâcher le Hezbollah. Un conseiller principal du guide suprême iranien a clairement fait passer le message dimanche. Selon lui, l’Iran continuera « à soutenir résolument » son allié au Liban.

« Le Hezbollah, en tant que l’un des piliers les plus importants du front de résistance, joue un rôle fondamental dans la lutte contre le sionisme », a déclaré Ali Akbar Velayati au représentant du Hezbollah à Téhéran, d’après l’agence de presse officielle IRNA. « La République islamique d’Iran, sous la direction et les ordres du guide (suprême), continuera à soutenir résolument ce groupe précieux et altruiste en première ligne de la résistance », a-t-il ajouté.

### Le Liban sous la pression des Etats-Unis

Ces déclarations interviennent alors que le gouvernement libanais fait face à une pression intense des Etats-Unis pour désarmer le Hezbollah, affaibli par une guerre avec Israël, tandis que l’Iran s’oppose fermement à cette mesure.

Le mouvement islamiste libanais fait partie des groupes armés soutenus par Téhéran et hostiles à Israël, tels que les Houthis et d’autres groupes armés irakiens. La plupart d’entre eux sont considérés comme des organisations terroristes par les Etats-Unis.

### Assassinat du chef militaire du Hezbollah

En août, le Liban avait signifié à un haut responsable iranien, Ali Larijani, en visite à Beyrouth, son refus catégorique de « toute ingérence » dans ses affaires internes, suite à des critiques de Téhéran sur la décision du gouvernement de désarmer le Hezbollah.

L’Iran dénonce régulièrement les frappes israéliennes qui le visent. Les Gardiens de la révolution, son armée idéologique, avaient appelé en novembre à « venger » l’assassinat par Israël au Liban du chef militaire du Hezbollah, Haitham Ali Tabatabai.