L’État peut vérifier les conducteurs sans assurance grâce aux radars.
La Sécurité routière a déclaré que 216 personnes sont mortes en 2024 dans un accident impliquant un véhicule non assuré, représentant 7 % de la mortalité routière. L’ONISR estime que 515.000 personnes « rouleraient » sans assurance, et que 4,8 % des véhicules impliqués dans des accidents corporels sont non assurés.
Certains vont encore crier au racket. La nouvelle mesure de contrôle des assurances instaurée par l’État dépasse néanmoins une simple volonté de verbaliser. Dans leur quête d’amélioration de la sécurité routière, les autorités françaises ont récemment mis en place un contrôle de l’assurance des véhicules grâce aux radars automatiques. L’objectif ? Éviter que des automobilistes impliqués dans des accidents ne puissent pas indemniser leurs victimes.
Pour l’instant, seuls les grands excès de vitesse, c’est-à-dire ceux dépassant les 50 km/h, sont concernés. Ce nouveau dispositif engendre un coût. Bien qu’il s’appuie sur les relevés des radars automatiques, il doit ensuite être croisé avec le fichier des véhicules assurés. La Sécurité routière a rappelé que cette méthode vise à prévenir les accidents graves, alors que « le coût des dommages » liés à la non-assurance reste supporté « par les assurés et les contribuables ».
Plus de 500.000 personnes roulent sans assurance
Selon l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), 216 personnes ont perdu la vie en 2024 dans un accident impliquant un véhicule non assuré, représentant 7 % de la mortalité routière, dont 156 dans le véhicule non assuré. « La conduite sans assurance est une infraction grave, qui met directement en danger la vie d’autrui et fait peser le coût de l’irresponsabilité sur toute la collectivité », a souligné Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, dans un communiqué.
L’ONISR évalue à 515.000 le nombre de personnes « rouleraient » sans assurance et indique que 4,8 % des véhicules impliqués dans des accidents corporels sont non assurés. Ce chiffre a augmenté ces dernières années. Les conducteurs non assurés se révèlent également plus souvent responsables d’accidents mortels.
D’après une étude de l’ONISR de 2022, un automobiliste non assuré a un risque « quatre fois plus important » d’être responsable d’un accident mortel. Ce risque est de « 2,5 fois plus important » pour un conducteur de deux-roues motorisé. Les moins de 35 ans seraient particulièrement concernés.

