France

Les jouets Gashapon, phénomènes au Japon et en Corée, arrivent à Paris.

Le magasin Gashapon, situé rue de Rivoli, a ouvert le samedi 4 avril et occupe une superficie de 150 m². La boutique propose 310 machines avec plus de 150 licences, parmi lesquelles One Piece, Naruto, Dragon Ball, Demon Slayer, Super Mario, Zelda, Pac-Man et Batman.


A peine le magasin ouvert, touristes et Parisiens se pressent pour y entrer. La boutique Gashapon, située rue de Rivoli, a ouvert ses portes le samedi 4 avril et semble déjà susciter l’intérêt. À l’intérieur, sur 150 m², se dressent des rangées de petites machines : des gashapons (ou gatchapon, définis comme « les distributeurs où tu tournes et il y a un truc qui sort » selon 20 Minutes). Cette enseigne résulte d’une collaboration entre Bandaï et King Jouet, deux acteurs majeurs de l’industrie du jeu.

Les gashapons fonctionnent selon le même principe que les machines traditionnelles que l’on trouve depuis longtemps à la sortie des supermarchés. On insère une pièce ou un jeton, on tourne une manivelle, et une capsule en plastique apparaît. À l’intérieur, une mini-figurine, un porte-clé ou divers autres gadgets, souvent inspirés par une gamme de jouets ou une licence bien connue. Ici, le modèle japonais est directement repris. Au Japon, des magasins entiers sont consacrés aux gatchapons, et sur les 408 boutiques existantes dans le monde, plus de 300 se trouvent sur l’archipel.

« Les jouets ne sont plus réservés aux enfants »

L’attrait du gashapon va au-delà de la simple possession d’un objet. Ce qui séduit avant tout, c’est l’expérience de l’inconnu. Chaque achat, en insérant des jetons dans la machine, crée une anticipation mêlée de surprise. On connaît le type de gain, mais la découverte se fait à la dernière minute. Une sorte de Casino pour les moins de 18 ans ! Cette curiosité attire évidemment les enfants, mais aussi les « kidults », ces adultes qui collectionnent mini-figures et Lego.

Philippe Gueydon, directeur général de King Jouet, déclare : « Les jouets ne sont plus réservés aux enfants. Les gashapons n’ont pas de tranche d’âge et n’ont pas de genre. Ils s’adressent à tout le monde. » En 2025, les adultes représentaient environ un tiers des ventes du marché du jouet leur étant consacré. Comme le souligne Kylian Mbappé, « moi tu me parles pas d’âge ». Ce constat a bien été assimilé par Bandaï et King Jouet.

La France et son amour pour la culture japonaise

L’ouverture d’une boutique Gashapon à Paris était prévisible. Patrick Jocteur Monrozier, directeur des pôles clients et magasins de King Jouet, indique : « La France, c’est le deuxième marché au monde pour les produits dérivés asiatiques derrière le Japon. On sentait que le public français était aujourd’hui mûr pour vivre cette expérience. » Cela ne surprend guère, la France étant le deuxième pays de consommation de mangas au monde, un fait reconnu même par le président Emmanuel Macron.

Selon les études de l’Arcom, 36 millions de tomes ont été vendus en France en 2024. Actuellement, le manga représente plus de la moitié des bandes dessinées écoulées dans le pays, et près de 42 % de la population consomme ou visionne des animes. Les passionnés de la culture pop japonaise y trouvent leur compte. La boutique Gashapon propose 310 machines avec plus de 150 licences, allant de One Piece à Naruto, Dragon Ball, Demon Slayer, ainsi que Super Mario, Zelda, Pac-Man et Batman.