France

Le jury de la publicité ne bannit pas le loup d’Intermarché.

Fin décembre, l’ONG de défense des Océans Bloom a déposé une plainte devant le Jury de déontologie publicitaire (JDP) concernant le conte de Noël d’Intermarché, estimant que la publicité entretenait la confusion entre végétarisme et consommation de poisson. Selon la décision du JDP consultée par LSA, l’instance a conclu que le conte de Noël d’Intermarché ne promouvait « aucun régime alimentaire spécifique » et a déclaré conforme le spot publicitaire.


Fin décembre, après que le conte de Noël d’Intermarché, mettant en scène un loup devenu (presque) végétarien, a touché la France entière, l’ONG Bloom, spécialisée dans la défense des océans, a décidé d’intervenir. Elle a déploré que cette publicité créait une confusion entre végétarisme et consommation de poisson, regrettant également que ces poissons ne soient pas considérés comme des êtres sensibles. Bloom a ainsi déposé une plainte auprès du Jury de déontologie publicitaire (JDP) afin de faire retirer certaines scènes du film. L’ONG a essuyé un échec.

D’après la décision du JDP, consultée par le magazine LSA, l’instance a jugé que le conte de Noël d’Intermarché ne promouvait « aucun régime alimentaire spécifique » et ne contenait pas non plus « d’allégation environnementale ».

Concernant les accusations de Bloom prétendant qu’Intermarché incitait à la surpêche à travers ce film, le JDP a estimé que le poisson n’occupait « qu’une place marginale dans le récit » et que les scènes de pêche « relèvent de l’univers fictionnel du conte. »

Selon LSA, l’instance n’a pas identifié « d’injonction commerciale ou de message trompeur » susceptible d’influencer les enfants ou d’aller à l’encontre des recommandations de développement durable. Le jury a donc validé le spot publicitaire et a débouté l’ONG, qui dispose toutefois de quinze jours pour contester cette décision.