Hantavirus sur un bateau de croisière : l’OMS ne dit pas « Ce n’est pas un nouveau Covid »
Le risque d’une propagation d’Hantavirus pour la population mondiale est « absolument faible », a déclaré vendredi l’Organisation mondiale de la santé (OMS) suite à un foyer sur le bateau de croisière MV Hondius, où trois passagers sont morts. Au total, l’OMS a dénombré cinq cas confirmés et trois cas suspects jeudi.
Le risque de propagation d’Hantavirus au niveau mondial est « absolument faible », a affirmé vendredi l’Organisation mondiale de la santé (OMS), suite à l’émergence d’un foyer à bord du navire de croisière MV Hondius, où trois passagers ont perdu la vie.
« Il s’agit d’un virus dangereux, mais uniquement pour la personne réellement infectée. Le risque pour la population en général reste quant à lui extrêmement faible », a déclaré, lors d’une conférence de presse à Genève, Christian Lindmeier, porte-parole de l’OMS.
Ce dernier a précisé que même parmi les personnes ayant partagé des cabines avec une personne contaminée à bord du MV Hondius, « il semble que, dans certains cas, les deux ne soient pas contaminés ».
« Ce n’est pas du tout comme la rougeole, par exemple : si vous êtes ici dans la salle de presse et que quelqu’un à l’avant tousse, les premiers rangs seraient en danger. Un contact étroit signifie qu’il faut pratiquement être nez à nez […] Ce n’est pas un nouveau Covid », a-t-il souligné.
Le Hondius, partit le 1er avril d’Ushaïa en Argentine et appartenant au croisiériste néerlandais Oceanwide Expeditions, fait actuellement route vers Tenerife, aux Canaries, où son arrivée est prévue dimanche. Sur le navire, trois passagers sont décédés, tandis qu’un dernier bilan de l’OMS jeudi a confirmé au total cinq cas avérés ainsi que trois cas suspects.

