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Ginger Bitch illumine « Les Traîtres » après des matinées à 5 heures.

La saison 6 des « Traîtres » débutera ce samedi avec la diffusion des épisodes 3 et 4 à 21h10 sur M6, et les vingt-deux candidats ont commencé le jeu dans un cimetière. Ginger Bitch, révélée par sa participation à « Drag Race France » il y a trois ans, a été gendarme à Saint-Tropez.


La saison 6 des « Traîtres », dont les épisodes 3 et 4 sont diffusés ce samedi dès 21h10 sur M6, n’hésite pas à instaurer une atmosphère lugubre digne d’un train fantôme. Ainsi, les vingt-deux candidats ont commencé le jeu dans un cimetière, face à des tombes comportant leurs noms… Dans ce décor macabre, Ginger Bitch se distingue. Avec ses perruques extravagantes, ses robes flamboyantes et ses talons hauts, la queen qui s’est fait connaître par sa participation à « Drag Race France » il y a trois ans ne manque pas de flair et d’esprit.

Si d’autres artistes drags ont participé à des versions étrangères des « Traîtres » (comme Peppermint, Bob The Drag Queen et Monét X Change aux États-Unis, Miss Fiercalicious et Melinda Verga au Canada, Envy Peru aux Pays-Bas…), elles se contentaient de rester en drag jusqu’à la première table ronde pour poursuivre ensuite l’aventure en tenue « civile ». Ginger Bitch a, quant à elle, décidé de s’investir pleinement.

« Quand j’ai rencontré Mathieu Chalvignac [le producteur de l’émission], je lui ai dit qu’il n’était pas possible de vendre une drag au casting pour qu’elle ne soit plus en drag dès le deuxième épisode. Il m’a répondu que je devais être prête tous les matins pour le début du tournage à 8h30 et que j’allais être obligée de me lever tôt. C’est ce que j’ai fait : j’étais debout à 5 heures pour me maquiller », explique-t-elle. Il s’agit donc d’une première dans l’histoire de ce jeu qui compte actuellement quarante adaptations à travers le monde.

Elle considère que ses tenues extravagantes constituent un avantage dans le jeu. « Me lever aux aurores, c’était fatigant, mais cela apportait du piquant. Cela amusait les autres joueurs de voir comment j’allais être habillée au petit déjeuner, si j’allais arriver en blonde ou en brune… Cela m’a sans doute permis d’être épargnée lors des premières tables rondes, et peut-être que cela a incité les traîtres à me garder », avance-t-elle.

La plupart de ses camarades ignoraient que Ginger Bitch avait été gendarme par le passé. Cédric, la personne qui l’incarne, raconte : « Je suis né en 1978, donc je devais faire le service militaire et il était hors de question pour moi d’aller dans l’armée, car, pour un jeune queer, c’est très compliqué. J’ai donc rejoint la gendarmerie, mais ce n’était pas plus facile. Même si j’en garde de bons souvenirs, je me suis retrouvé dans un milieu imprégné de masculinité toxique où il est très difficile de révéler que tu es différent. Quand je me suis lancé dans le drag, la presse a beaucoup exploité cela en titrant « Il a quitté la gendarmerie pour devenir drag queen », alors que pas du tout, j’ai eu trente-deux vies, trente-deux métiers entre les deux ! »

Son expérience dans la gendarmerie a-t-elle été utile à l’artiste pour mener ses enquêtes dans le jeu ? « Le plus difficile, c’est quand tu as des convictions sur l’identité des traîtres. En fait, il ne faut rien dire, il faut garder ça pour soi. Or, moi, je disais : « Ça doit être untel et untel, c’est sûr ! » en espérant convaincre les autres. Mais je ne réfléchissais pas au fait que, parmi eux, il y avait peut-être des traîtres », se marre Ginger Bitch. Car, avec elle, le rire prend souvent le pas. Son sens de l’humour est aussi l’une des raisons pour lesquelles elle suscite la sympathie des autres candidats. Avec son sens de la comédie, il n’est pas surprenant d’apprendre que Cédric/Ginger a été gendarme à… Saint-Tropez.