Festival de Cannes 2026 : Monstruosité à travers toutes ses formes
Le Festival de Cannes se déroule jusqu’au 23 mai, réunissant stars et cinéphiles dans la ville de Cannes pour le plus grand festival de cinéma du monde. Un tribunal iranien tiendra une audience mercredi concernant le cinéaste dissident Jafar Panahi, condamné en décembre à un an de prison pour « activités de propagande » contre l’Etat.
Bienvenue sur la Croisette ! Jusqu’au 23 mai, stars et cinéphiles (ainsi que quelques opportunistes) se retrouvent à Cannes pour le plus grand festival de cinéma du monde. Ainsi, 20 Minutes suit l’événement.
Vous souhaitez vivre le Festival de Cannes comme si vous y étiez ? Retrouvez notre résumé quotidien. Ce lundi, sixième jour de compétition, la mémoire de Jean Moulin, les souvenirs de Jafar Panahi et les monstres coréens ont marqué la Croisette.
Le film du jour
Dans un récit poignant des derniers jours du chef de la Résistance, Moulin plonge Gilles Lellouche dans les heures sombres de l’Occupation pour rappeler à tous « le prix à payer pour la liberté », confie son réalisateur Laszlo Nemes, qui concourt pour la Palme d’or à Cannes.
« J’ai grandi dans un pays totalitaire dans les années 1980, où la liberté n’était pas donnée », déclare le réalisateur hongrois de 49 ans, qui s’est intéressé depuis longtemps à cette figure de la Résistance, décédée le 8 juillet 1943 après avoir été torturée par la Gestapo de Klaus Barbie à Lyon :
« Ce qu’on peut faire en suivant Jean Moulin, c’est mesurer le prix de la liberté dont on a malheureusement perdu le sens en Occident. »
Évitant le biopic traditionnel, son film retrace les quelques jours de 1943 durant lesquels Jean Moulin, de retour de Londres, se rend à Lyon pour tenter d’unifier les différentes factions de la Résistance.
« À ce moment-là, il est isolé et se sent abandonné », souligne le cinéaste, ému de constater à quel point les grandes voix humanistes se retrouvent souvent seules à un moment donné. Jean Moulin est alors arrêté par la Gestapo et le film se concentre sur son face-à-face suffocant avec Klaus Barbie (Lars Eidinger), qui le torture pour l’inciter à dénoncer les leaders du réseau de la Résistance. Moulin ne cédera jamais.
La photo du jour

Hollywood a déserté le 79e festival de Cannes, mais la Corée du Sud a pris la relève avec Hope, une superproduction mêlant film de monstres et humour décalé, en compétition pour la Palme d’or.
A Cannes, le réalisateur Na Hong-jin a pu compter sur la présence de deux stars hollywoodiennes au générique : Alicia Vikander et Michael Fassbender. Bien que le couple, métamorphosé pour le film, soit difficilement reconnaissable et n’ait que des rôles secondaires, leur alchimie a ravi les photographes lors d’un long photo-call.
L’actu du jour
En parallèle, en Iran, la vie, la guerre et la répression se poursuivent… Un tribunal iranien doit organiser une audience mercredi dans une affaire concernant le cinéaste dissident Jafar Panahi, qui est rentré dans son pays fin mars, rapportent plusieurs médias iraniens.
Le dossier sera examiné par un tribunal révolutionnaire de Téhéran, précise l’agence Isna. Le réalisateur avait été condamné en décembre à un an de prison pour « activités de propagande » contre l’État, quelques mois après avoir remporté la Palme d’or au festival de Cannes 2025 pour Un simple accident.
L’article du jour
À l’occasion de la présentation d’Autofiction à Cannes, l’éblouissante Rossy de Palma partage ses réflexions sur ses quarante années de collaboration avec Pedro Almodóvar. Entre secrets de tournage, anecdotes cannoises et souvenirs personnels, l’actrice emblématique évoque son rôle marquant et l’impact révolutionnaire du cinéaste sur le cinéma et la société. Un témoignage touchant, généreux et passionné qui dévoile le lien unique unissant le maître espagnol et sa muse éternelle.

