France

EN DIRECT : Mort de Quentin à Lyon, assistant parlementaire LFI suspendu.

L’assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, Jacques-Elie Favrot, a vu ses « droits d’accès » à l’Assemblée nationale suspendus par la présidente Yaël Braun-Pivet. Plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées dimanche après-midi devant l’université de la Sorbonne à Paris pour demander « justice pour Quentin ».

L’accès à l’Assemblée suspendu pour l’assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault

Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, a annoncé la suspension des « droits d’accès » à l’Assemblée de Jacques-Elie Favrot, l’assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, dont le nom a été « cité par plusieurs témoins » de l’agression mortelle.

Un communiqué de la présidence du Palais Bourbon précise que « sa présence dans l’enceinte de l’Assemblée nationale pourrait entraîner un trouble à l’ordre public ». Yaël Braun-Pivet « a donc décidé de suspendre, à titre conservatoire et sans préjudice des suites de l’enquête judiciaire, les droits d’accès de ce dernier ».

Raphaël Glucksmann charge LFI aussi

L’eurodéputé Place Publique Raphaël Glucksmann a jugé lundi « impensable » que la gauche « cultive le moindre doute » sur une « possible alliance avec La France insoumise » à l’élection présidentielle de 2027. « Il va falloir maintenant qu’on mette un terme à cette brutalisation du débat public », a-t-il déclaré sur RTL, pointant « une responsabilité de tous les dirigeants politiques qui attisent la haine, y compris ceux de la France insoumise ».

Il a cependant reconnu qu’il « y a aussi des morts causées par les milices d’ultradroite ». En affirmant que le Rassemblement national « menace aujourd’hui de prendre le pouvoir en France », qui « menace de faire basculer la France dans le camp trumpiste et dans le camp poutinien », ce probable candidat à la présidentielle s’est engagé à « être la digue ».

« Nous serons cette digue de défense de la démocratie, précisément parce que nous ne ferons aucune alliance avec des mouvements qui mettent à mal la démocratie, dont la France insoumise », a-t-il ajouté.

Selon la porte-parole du gouvernement, LFI a « une responsabilité morale » dans le « climat de violence »

Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, a dénoncé lundi la « responsabilité morale » de la France Insoumise dans un « climat de violence » au sein du débat politique. Elle a affirmé sur BFMTV/RMC que « la France Insoumise encourage depuis des années maintenant un climat de violence ». « Il y a donc, vis-à-vis du climat politique, du climat de violence, une responsabilité morale de La France Insoumise », a-t-elle rajouté.

Zemmour et Marion Maréchal au rassemblement pour Quentin

Dimanche après-midi, plusieurs dizaines de personnes se sont réunies devant l’université de la Sorbonne à Paris pour réclamer « justice pour Quentin ».

Une banderole annonçant « Antifas assassins, justice pour Quentin » a été déployée devant le bâtiment universitaire, tandis que des militants ont pris la parole pour rendre hommage à leur « camarade » lors de ce rassemblement organisé par divers groupes identitaires et nationalistes.

Des élus et cadres du Rassemblement national, ainsi que des personnalités d’extrême droite, parmi lesquels Marion Maréchal et Eric Zemmour, étaient présents sur la place. Des membres des groupuscules tels que les Natifs, la Bastide bordelaise et l’Oriflamme Rennes faisaient également partie des participants.

« L’ultragauche à la manœuvre », selon le ministre de l’Intérieur

Dimanche soir, Laurent Nuñez a affirmé que « manifestement c’est l’ultragauche qui était à la manœuvre » lors de la violente agression survenue jeudi et a évoqué la possible implication du groupe antifasciste « La Jeune Garde ».

Il a déclaré sur France 2 : « L’enquête permettra de confirmer ou pas si c’étaient des militants de la Jeune Garde. Mais les témoignages vont en ce sens manifestement ».

La Jeune Garde, groupe dissous en juin 2025, a été mise en cause par le collectif Némésis, proche de l’extrême droite, sans qu’à ce stade le parquet n’ait établi un tel lien.

Bonjour, et bienvenue dans ce live consacré à la mort de Quentin à Lyon

Quentin D., un étudiant de 23 ans proche des milieux identitaires, est-il mort à cause de ses idées ? C’est l’hypothèse principale après son décès, samedi, des suites d’une violente agression survenue jeudi soir lors d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Alors que l’enquête se poursuit et privilégie la piste de militants d’extrême gauche, les réactions politiques se multiplient.