France

Dominique de Villepin sous enquête du parquet financier concernant des statuettes

Le Parquet national financier (PNF) a ouvert une enquête préliminaire visant Dominique de Villepin « des chefs de recel de détournement de fonds publics et toutes infractions connexes » mardi. Dominique de Villepin a formulé, en Normandie, sa volonté d’être « un candidat du rassemblement » à la présidentielle de 2027.


Le Parquet national financier (PNF) a ouvert une enquête préliminaire à l’encontre de Dominique de Villepin concernant l’affaire des statuettes qu’il a reçues lors de son mandat en tant que ministre des Affaires étrangères et qu’il a ensuite conservées, a déclaré mercredi le procureur de la République financier, Pascal Prache.

Cette enquête a été lancée mardi pour « recel de détournement de fonds publics et toutes infractions connexes », a précisé le procureur dans un communiqué.

Sur France Inter, dimanche, le fondateur du mouvement La France humaniste a reconnu avoir commis « une erreur » en acceptant une statuette et un buste lorsqu’il était au Quai d’Orsay, objets qu’il a récemment restitués. Il a également dénoncé « une volonté de nuire » d’un proche de Nicolas Sarkozy. « C’était une erreur. Je n’aurais pas dû les accepter », a déclaré l’ancien Premier ministre, rappelant qu’il « n’y avait pas d’encadrement de ces situations à l’époque ».

Robert Bourgi, lobbyiste, a affirmé dans l’émission Complément d’Enquête diffusée sur France 2 avoir agi comme intermédiaire pour offrir à Dominique de Villepin, alors ministre des Affaires étrangères de 2002 à 2004, deux statuettes de Napoléon financées par Blaise Compaoré, président du Burkina Faso, et par l’homme d’affaires italien Gian Angelo Perrucci.

Dimanche, l’ex-Premier ministre a de nouveau nié toute contrepartie liée à ces cadeaux. Robert Bourgi « a été écarté (des affaires) par moi-même et par Jacques Chirac en 2004-2005. Ce qui montre bien qu’il n’y a aucune prise, aucune forme de lien qui puisse se nourrir à cette occasion ».

Dominique de Villepin a contre-attaqué en précisant que « M. Bourgi est un ami de 40 ans de Nicolas Sarkozy » et que ces « pseudos révélations interviennent à un moment où il connaît des moments difficiles dans une affaire judiciaire qui est l’affaire libyenne. Donc il est clair qu’il y a une volonté de nuire ». En réponse, l’entourage de l’ancien président a qualifié les insinuations de Dominique de Villepin « d’absolument ridicules et totalement déplacées ».

Le 10 avril, Dominique de Villepin, ancien Premier ministre de 2005 à 2007, a exprimé en Normandie son souhait d’être « un candidat du rassemblement » pour la présidentielle de 2027, et ce « dès le premier tour ». Cependant, il refuse toujours d’annoncer officiellement sa candidature.