Deux-Sèvres : Mort d’un homme tué par un gendarme, enquête classée sans suite.
Le parquet de Niort a annoncé mardi 10 mars 2026 le classement sans suite de l’enquête sur la mort de Gabriel Bée, 33 ans, tué par un gendarme lors d’une intervention pour tapage nocturne à Augé dans les Deux-Sèvres. Selon la procureure de la République de Niort Sophie Lacote, les investigations « ont permis de confirmer que la vie ou l’intégrité physique du militaire était menacée par Gabriel B., alors armé d’une matraque télescopique, arme par destination potentiellement létale, au moment du tir ».
Le parquet de Niort a annoncé le mardi 10 mars 2026 le classement sans suite de l’enquête concernant la mort de Gabriel Bée, âgé de 33 ans, tué par un gendarme lors d’une intervention liée à des nuisances sonores à Augé, dans les Deux-Sèvres. Les événements se sont déroulés dans la nuit du 20 au 21 mai 2025, lorsque les forces de l’ordre ont été appelées au domicile de la victime à la suite d’une plainte d’un voisin pour tapage nocturne.
Au cours de cette intervention, Gabriel Bée a été touché par deux balles tirées par un gendarme, qui était accompagné de deux collègues. L’homme a succombé à ses blessures. L’enquête a été confiée à l’Inspection générale de la gendarmerie nationale pour établir les circonstances précises de l’utilisation de l’arme.
Selon Sophie Lacote, procureure de la République de Niort, les investigations ont permis d’établir que la vie ou l’intégrité physique du militaire était menacée par Gabriel B., qui était armé d’une matraque télescopique, potentiellement létale, au moment des tirs. Le parquet a également jugé que l’usage de l’arme par le gendarme, à deux reprises et à un intervalle d’une seconde, était justifié et strictement proportionné face à l’agression subie.
La famille de la victime conteste le déroulement de l’intervention et envisage de porter plainte avec constitution de partie civile, en s’appuyant notamment sur une vidéo d’environ une heure filmée par le téléphone de Gabriel Bée. « Nous contestons le mode d’intervention », a déclaré sa mère, Isabelle Bée, qui estime que « les gendarmes ont créé des conditions défavorables, conduisant à ce drame ». Selon le parquet, « l’ensemble des vidéos à disposition », y compris celle réalisée par la victime, « ont été exploitées » par les enquêteurs dans le cadre des investigations.

