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Callisthénie : Ce sport de gainage extrême expliqué.

La callisthénie est une discipline qui consiste à développer ses capacités physiques avec le corps comme seul outil. Brieuc Le Dantec assure qu’il était « tout sauf un sportif » sans « aucune coordination » quand il a commencé cette discipline.

Les performances impressionnantes observées en vidéo peuvent donner l’impression que la callisthénie, une pratique sportive en plein essor, est hors de portée. Cependant, Brieuc Le Dantec, adeptes de callisthénie et auteur de « Mon programme de callisthénie » (Éditions Marabout), assure qu’il était « tout sauf un sportif » et manquait « de coordination » lorsqu’il a débuté. Dans une interview accordée à 20 Minutes, il partage quelques conseils pour s’initier à ce sport aux postures impressionnantes en quelques semaines.

Qu’est-ce que la callisthénie ?

La callisthénie est véritablement un sport à part entière. « C’est une discipline qui consiste à développer ses capacités physiques, en n’utilisant que son corps », explique Brieuc Le Dantec. Elle ne doit pas être confondue avec le street workout, bien qu’ils partagent des caractéristiques similaires : des exercices en extérieur et exclusivement basés sur le poids du corps. Contrairement à la musculation, l’objectif principal de la callisthénie n’est pas l’hypertrophie (prise de masse musculaire), « même si elle permet d’opérer des transformations physiques », reconnait le sportif.

« La callisthénie existe depuis l’Antiquité », raconte Brieuc. Le terme provient du grec « kallos » (beauté) et « sthenos » (force), qui reflètent les deux objectifs de cette pratique : l’esthétique et la force. Aujourd’hui, la callisthénie est envisagée comme une approche visant à développer un corps plus fonctionnel, à améliorer l’équilibre, la proprioception, la puissance, l’agilité, la longévité articulaire, et bien sûr, la force nécessaire pour contrôler son corps lors de l’apprentissage naturel de certaines figures.

Surmonter ses peurs, la clé de la progression en callisthénie

En callisthénie, il n’est pas indispensable de posséder des muscles volumineux pour progresser. Il est évident qu’un travail sur la force, le gainage et le système nerveux s’avère nécessaire, mais il n’est pas nécessaire d’hyper développer ses épaules, puisque force et volume musculaire ne sont pas synonymes.

Les postures les plus élémentaires pour les novices en callisthénie sont l’équilibre, connu sous le nom anglais de « handstand », et le drapeau. Bien qu’elles semblent impressionnantes, « on peut les réaliser en une heure si l’on dispose déjà d’une force suffisante, ou en quelques semaines si l’on débute », affirme Brieuc Le Dantec.

Pour réussir à réaliser un équilibre, par exemple, l’obstacle principal réside souvent dans le « barrage psychologique », qui freine la progression. « Si l’on réussit à surmonter la peur liée à ces deux figures, on peut les maîtriser en deux mois avec de la régularité, sans avoir besoin d’une mobilité préalable », déclare le pratiquant de callisthénie, qui encourage chacun à ne pas se sous-estimer, quel que soit son âge ou son genre.