Revue de presse : prix du carburant en hausse, lignes de bus supprimées !
De Lijn annonce la suppression d’une quarantaine de lignes dans le cadre d’un plan d’économies visant à réduire les coûts à hauteur de 44 millions d’euros. Selon L’Avenir, 80 % des Wallons sont favorables aux énergies renouvelables et une large majorité accepte l’installation d’éoliennes à proximité de leur domicile.
De Lijn stoppe 40 lignes de bus et de tram

Le réseau de transport public De Lijn annonce la suppression d’une quarantaine de lignes dans le cadre d’un plan d’économies. L’objectif est clair : réduire les coûts à hauteur de 44 millions d’euros. Concrètement, plus de 300 lignes seront modifiées dès le 1er juillet, en plus des suppressions annoncées.
Dans la presse flamande, la pilule passe mal. Le timing est particulièrement critiqué, notamment par la Gazet van Antwerpen, qui souligne l’incohérence avec les appels récents des autorités à privilégier les transports en commun face à la hausse des prix du carburant. Le journal évoque un « double appauvrissement » pour les citoyens : une offre de mobilité réduite, mais aussi un recours accru à la voiture, donc des coûts supplémentaires.
Même tonalité du côté du Nieuwsblad, qui pointe la responsabilité politique, visant notamment la ministre flamande de la Mobilité Annick De Ridder et son parti, la N-VA, peu réputés pour leur soutien aux transports publics. Le quotidien élargit le débat à la politique énergétique : selon lui, le pays peine à avancer sur les renouvelables. Tout le monde veut bien de l’éolien, mais pas au fond de son jardin.
Une lecture que nuance L’Avenir, qui met en avant un soutien massif aux énergies renouvelables en Wallonie. Selon le journal, 80 % des Wallons y sont favorables, et une large majorité accepte même l’installation d’éoliennes à proximité de leur domicile.
Magasins Aldi : bientôt ouverts le dimanche, mais déjà (partiellement) fermés le vendredi

Dans ce contexte de tensions économiques, une autre décision fait réagir : celle de l’enseigne Aldi d’ouvrir certains magasins le dimanche pour redresser ses finances. Une stratégie qui suscite déjà des mouvements de grève dans plusieurs points de vente.
Au-delà de l’aspect économique, la question divise sur le plan sociétal. L’Avenir s’interroge sur l’évolution du dimanche, traditionnellement jour de repos, désormais de plus en plus dédié à la consommation. Le journal note que des villes comme Namur envisagent d’instaurer des ouvertures dominicales régulières, renforçant cette tendance.
Reste la question des conditions de travail. Le risque, selon le quotidien, serait de voir émerger un modèle plus précaire, reposant sur une succession de statuts flexibles.
En guise de conclusion, le journal rappelle que les citoyens disposent d’un levier simple pour peser dans ce débat : choisir de ne pas faire leurs courses le dimanche.

