Procès Falzone : moralité en question, accusés confus et contradictions.
Les enquêteurs ont révélé ce mercredi le contenu de l’enquête de moralité de Paolo Falzone, qui a une sœur de 31 ans et un père magasinier chez Colruyt. L’enquête révèle que Paolo Falzone a des consommations d’alcool importantes et qu’il consomme aussi des stupéfiants.
Les enquêteurs ont révélé mercredi les résultats de l’enquête de moralité concernant Paolo Falzone. Fils aîné d’un père magasinier chez Colruyt et d’une mère couturière, il a une sœur de 31 ans, mère de deux enfants. Paolo Falzone est très attaché à sa famille et à ses grands-parents, issus d’un côté d’un milieu ouvrier et de l’autre d’un milieu de coiffeur et femme au foyer.
L’enquêteur a tenu à clarifier ses relations avec Paolo et Antonino Falzone : « Je tiens à préciser que, tant avec Paolo Falzone qu’avec Antonino Falzone, nous avons eu des relations cordiales, sans difficulté. » Cependant, il a noté des difficultés à répondre à des questions ouvertes.
On apprend que Paolo Falzone avait des problèmes avec l’école. « C’est quelqu’un qui n’était pas scolaire du tout. Il fallait l’attraper pour le conduire à l’école. Il tournait en rond autour de la table. » Il est également décrit comme ayant une grande intolérance à la frustration. Les enquêteurs ont découvert des messages de sa part, exprimant des menaces telles que : « Je vais te pisser sur ta voiture » ou « Je vais te mettre la tête dans la friteuse ». L’enquêteur a précisé être « consterné par ce genre de propos ».
Concernant ses relations amoureuses, il se montre très direct avec les filles, qui le décrivent comme quelqu’un qui va droit au but. « On visitait simplement la maison et, arrivés dans la chambre, il m’a poussée sur le lit », raconte l’une d’elles. Cela révèle également un manque de respect envers les femmes, illustré par des messages très directs : « Tu as deux gosses avec deux pères différents. Tu aurais pu être un vide-couilles de plus. J’ai rien à faire avec quelqu’un comme toi. »
L’enquêteur a aussi souligné que Paolo Falzone a toujours travaillé, étant ponctuel et courtois. Toutefois, l’enquête a mis en lumière une consommation d’alcool importante, incluant des bouteilles de whisky, ainsi que la consommation de stupéfiants.
Antonino Falzone, quant à lui, est le fils d’un père ayant exercé comme fraiseur, tenancier de friterie et gérant de magasin de location de cassettes. Il a deux sœurs et a exercé comme cariste avant de décrocher une position commerciale intéressante chez Proximus. Une ancienne compagne le décrit comme une bonne personne, mais « trop possessif ». Antonino est en couple et a un fils de deux ans. Il pratique également divers sports comme le football et la boxe, et n’a pas d’antécédents judiciaires.
À la fin de la présentation des enquêteurs et de la juge d’instruction, plusieurs jurés ont demandé des précisions. L’avocat Jean-Philippe Mayence a alors interrogé Paolo Falzone sur une phrase supposément prononcée par lui à propos d’un des premiers intervenants : « J’ai tué un gille ! » Un enquêteur a confirmé avoir entendu cette phrase. Paolo Falzone a catégoriquement nié l’avoir prononcée, témoignant d’une confusion sur la situation.
Concernant la présence de deux corps dans le véhicule, Paolo a affirmé avoir toujours vu uniquement la dame, malgré les rétorques de la Présidente et les déclarations de son ami Antonino. Les questions ont continué à affluer, révélant les incohérences dans leurs témoignages. Les deux accusés, se remettant sur l’ »état de choc », ont exprimé leur difficulté à se souvenir des événements.
Des questions directes sur leur comportement après l’accident ont été posées, mettant en avant le manque de communication avec les premiers intervenants et l’inquiétude face aux blessés. Les débats ont été marqués par la confusion des accusés qui, après quatre ans, peinaient à se souvenir avec précision.
Le quatrième jour du procès, qui aura lieu jeudi, sera dédié aux constatations de l’expert automobile, qui détaillera les caractéristiques techniques du véhicule avant et pendant le drame.

