Peine de mort : record avec plus de 2700 exécutions en 2025
En 2025, au moins 2159 personnes ont été exécutées en Iran, représentant près de 80% du total mondial et deux fois plus que le total iranien de 2024 (972). Amnesty signale qu’au moment du lancement du combat contre la peine de mort en 1977, seuls seize pays l’avaient abolie, contre 113 aujourd’hui.
Cette hausse significative est principalement due aux autorités iraniennes, qui ont exécuté en 2025 un minimum de 2159 personnes, représentant près de 80% du total mondial, soit deux fois plus que le total enregistré en Iran en 2024 (972). L’Arabie saoudite, avec au moins 356 exécutions, se classe au deuxième rang dans ce classement.
Amnesty International signale que ce chiffre ne prend pas en compte les milliers d’exécutions probablement effectuées en Chine, qui demeure le pays ayant réalisé le plus grand nombre d’exécutions au monde cette année. De plus, peu ou pas d’informations étaient disponibles concernant d’autres pays comme la Biélorussie, le Laos et la Corée du Nord.
L’organisation souligne que le nombre de pays appliquant la peine de mort est limité, avec un total de 17 nations, et précise que ce sont les mêmes dix pays qui contribuent à l’augmentation depuis cinq ans (Arabie saoudite, Chine, Corée du Nord, Égypte, États-Unis, Iran, Irak, Somalie, Vietnam et Yémen). Quatre pays ont également repris les exécutions cette année (les Émirats arabes unis, le Japon, le Soudan du Sud et Taïwan), indique Amnesty. « Il est temps que les pays ayant recours aux exécutions s’alignent sur le reste du monde et tournent le dos à cette pratique ignoble », a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.
### Quelques progrès tout de même
Malgré l’augmentation générale des exécutions, l’organisation se réjouit néanmoins des progrès réalisés dans ce domaine, notant des avancées au Vietnam, où la peine de mort a été abolue pour huit infractions, ainsi qu’en Gambie, où cette peine a été supprimée pour le meurtre, la trahison et d’autres infractions contre l’État. De plus, des textes visant à abolir la peine de mort ont été présentés au Liban et au Nigeria, tandis que la Cour constitutionnelle du Kirghizistan a déclaré inconstitutionnelle une tentative de rétablissement de la peine capitale.
L’ONG rappelle qu’au lancement de la lutte contre la peine de mort en 1977, seuls seize pays l’avaient abolie, contre 113 aujourd’hui. « L’abolition totale est possible si nous restons tous unis contre les éléments isolés qui refusent d’abandonner ce châtiment », a ajouté Agnès Callamard. « Nous devons maintenir ardente la flamme de l’abolition jusqu’à ce que le monde soit libéré de l’ombre des potences », a-t-elle conclu.

