Moody’s dégrade la Belgique, une situation préoccupante
La note de la Belgique a été dégradée de catégorie par l’agence de notation Moody’s, passant d’un risque considéré comme très faible à faible. Moody’s a déclaré : « Le processus budgétaire de fin d’année 2025 a montré les limites de la consolidation budgétaire politiquement possible ».
Une nuit interminable à Paris, entourée de draps de satin blanc ? La mélancolie des « Moody Blues » est bien éloignée de celle de Moody’s, l’agence de notation qui a récemment frappé la Belgique. Moody’s, l’une des trois grandes agences avec Fitch et Standard & Poor’s, est responsable d’évaluer la solvabilité des États et des entreprises. Le « blues » de Moody’s n’est pas attrayant, car ces draps de satin ne proviennent pas d’un hôtel parisien propice à des moments intimes, mais d’un hôpital où les finances sont en difficulté.
### La Belgique dégradée par l’agence de notation Moody’s
La note de la Belgique a été abaissée. Cette décision était attendue, mais elle envoie un message politique. Pour les investisseurs, la Belgique est désormais perçue avec un risque de faible à très faible. Ce changement, bien que subtil en termes sémantiques, pourrait rendre le financement de la dette plus coûteux. Cela survient alors que le gouvernement est en désaccord sur une nouvelle aide concernant les prix de l’énergie, temporairement bloqué par une décision du président du MR. La situation est tendue entre l’austère Bart De Wever et le dépensier Georges Louis-Bouchez.
### Les limites de la Belgique
Moody’s a changé d’avis sur la Belgique, la jugeant maintenant plus risquée. Par le passé, l’agence avait confiance dans la capacité du gouvernement fédéral à redresser la situation grâce à des réformes et une orientation budgétaire adéquate.
Cependant, les derniers mois ont entamé cette confiance. Les réformes du marché du travail ou des pensions, que Moody’s reconnaît, ne suffisent pas. L’incapacité du gouvernement à établir un budget ambitieux à la fin de l’année dernière, comme l’indique la mauvaise gestion de la TVA, a gravement entaché la crédibilité de Belgique. Moody’s a affirmé : « Le processus budgétaire de fin d’année 2025 a montré les limites de la consolidation budgétaire politiquement possible. »
### Coup de pression sur Bart De Wever et l’Arizona
Cette évaluation met une pression supplémentaire sur Bart De Wever et son gouvernement. En particulier en Flandre, où la question de la stabilité des finances publiques est cruciale pour De Wever. Le Voka, représentant des entrepreneurs flamands, appelle à des réformes accélérées et à la réduction des dépenses, notamment en ce qui concerne l’aide énergétique.
Dans le sud du pays, Georges-Louis Bouchez fait face à des pressions similaires. Ce week-end, il a multiplié les déclarations pour défendre sa position et tenir compte de la responsabilité du gouvernement précédent, duquel son parti faisait pourtant partie, tout comme de tous les autres depuis 1999. Il semble occulter que la dégradation budgétaire résulte à la fois des dépenses du gouvernement Vivaldi et des baisses de recettes du « tax shift » du gouvernement Michel.
En fin de compte, pour Moody’s, comme pour les marchés, les discours sont vains. Seuls les actes et les chiffres comptent. Actuellement, le gouvernement peine à convaincre sur ces deux fronts. Attribuer la faute aux autres dénote une faiblesse… rien de plus.

