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Les Jeux olympiques ne sont pas vraiment apolitiques, l’histoire le prouve.

Les Jeux olympiques sont, selon les textes fondateurs et les affirmations du CIO, apolitiques, mais le spectre du politique n’est jamais loin tout au long de leur histoire. En 1996, un attentat d’extrême-droite a fait un mort et 111 blessés aux Jeux d’Atlanta.


Les Jeux olympiques, selon les textes fondateurs et les déclarations du Comité international olympique (CIO), sont apolitiques. Cependant, le sport et la politique restent inextricablement liés. À travers leur histoire, le politique n’a jamais été loin des olympiades.

Dans l’Antiquité, les chroniqueurs grecs rapportent qu’environ 420 av. J.-C., Sparte a été exclue des Jeux pour avoir enfreint la trêve olympique qui imposait un arrêt des combats.

Lors des Jeux olympiques de Munich en 1972, une équipe de télévision américaine a dû interrompre la diffusion des compétitions en raison de la prise d’otages d’athlètes israéliens, un événement suivi par près d’un milliard de personnes à travers le monde. La manière dont cet événement a été couvert en direct, ainsi que la gestion de l’antenne, restent sujettes à de nombreux débats.

Quelques mois avant les Jeux de 1988 à Séoul, le dirigeant nord-coréen Kim Il-sung est déterminé à empêcher la tenue des Jeux, allant jusqu’à orchestrer une action terroriste. Six mois avant les JO, un Boeing sud-coréen explose en plein vol, tuant 115 personnes. Arrêtée, une femme avoue que c’est un agent secret nord-coréen qui a placé une bombe à retardement dans l’avion, agissant sous les ordres de Kim Jong-il, le fils du président.

En 1996, un attentat de l’extrême droite a causé un mort et 111 blessés lors des Jeux d’Atlanta.

La politique trouve encore un moyen d’intervenir lors des Jeux, notamment par la présence des dirigeants, qui cherchent à montrer leur puissance. Les Jeux deviennent alors une vitrine pour les pays hôtes, comme cela a été le cas en 1936 en Allemagne. Après la Seconde Guerre mondiale, les JO prennent une dimension géopolitique croissante. L’exemple de Pékin en 2008 est révélateur, tout comme celui de la Russie en 2014 à Sotchi.

En 2026, Donald Trump se montre très actif, débordant d’initiatives, telles que l’envoi de l’ICE en Italie et des actions visant à contrôler les athlètes américains sur place. Il utilise également les réseaux sociaux pour réagir aux critiques.

En 2028, lors des Jeux de Los Angeles, Trump entamera sa dernière année de présidence et prévoit de mettre en avant son pouvoir pendant l’événement. Toutefois, les organisateurs ont d’ores et déjà affirmé que « les Jeux olympiques ne sont pas politiques. Ce sont les Jeux de l’Amérique à Los Angeles, au-dessus de la politique sous tous ses aspects. »

« Nous avons travaillé sur cela pendant dix ans. Nous avons eu trois présidents et ce sera la quatrième administration. Trump était président lorsque nous avons obtenu les Jeux et il a signé les documents engageant l’État fédéral pour la sécurité et le transport », a déclaré Casey Wasserman, président de LA28, lors d’une conférence de presse le 14 novembre sur le campus de l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA).

Cependant, les Jeux de 2028 ne devraient pas échapper à cette réalité. Il en ira de même pour les prochaines olympiades. Les tensions entre pays, les enjeux économiques et géopolitiques continueront d’influer sur le cours des événements.