Le virus mpox progresse : réunion des infectiologues ce mercredi.
Un nouveau « clade » de virus mpox circule actuellement, principalement le clade africain, alors qu’en 2022, lors de la première épidémie de mpox en Belgique, il s’agissait principalement du clade 2, le clade européen. Selon un rapport épidémiologique du 8 janvier 2025, en Belgique, le virus est principalement transmis par contact sexuel à 92 %, et deux décès ont été signalés chez des personnes présentant des problèmes de santé sous-jacents.

Un nouveau « clade » de virus mpox circule actuellement en Belgique. Par « clade », on désigne un sous-type du virus, soit le 1, soit le 2. « Le clade de virus actuel est principalement le clade africain. En 2022, lors de la première épidémie de mpox en Belgique, il s’agissait surtout du clade 2, qui est le clade européen », déclare Jean-Christophe Goffard, directeur du Service de médecine interne et maladies infectieuses à Erasme.
En avril, les cas de mpox rapportés ont triplé par rapport aux mois précédents. À l’heure actuelle, notre pays compte une centaine de cas. « Rappelons que cette maladie peut être fortement diminuée grâce à la vaccination, si cette vaccination est accessible bien sûr », ajoute Jean-Christophe Goffard.
Le vaccin n’offre pas une protection à 100 % contre tous les cas, mais il réduit considérablement le risque de contracter le virus ainsi que la gravité des symptômes. « La vaccination est disponible dans les centres de référence VIH, notamment à l’hôpital Saint-Luc, à Saint-Pierre et à l’hôpital Erasme ». D’autres établissements de santé offrent également cette vaccination.
Transmission par contact intime ou relation sexuelle
Le virus, qui était endémique en Afrique centrale, a franchi les frontières en mai 2022 lorsque le clade 2 s’est propagé à l’échelle mondiale, touchant principalement des hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes.
Actuellement, l’épidémie se concentre sur les hommes ayant des relations avec d’autres hommes, mais elle pourrait également toucher d’autres populations.
« Il faut garder son calme. Nous ne sommes pas du tout dans une épidémie similaire à celle de la transmission du COVID », précise le docteur Goffard. Pour contracter le virus mpox, il doit y avoir un contact intime entre deux individus ou une relation sexuelle. « Ce samedi, par exemple, si l’on se rend à la Pride à Bruxelles, il n’y a pas de risque de contracter ce virus si l’on n’a pas de relation intime ou sexuelle avec une personne infectée ».
Dans un rapport épidémiologique publié le 8 janvier 2025, on peut lire sur le site de Sciensano : « Sur la base des données actuelles sur la transmission présumée, il apparaît qu’en Belgique, le virus est principalement transmis par contact sexuel (92%) ». Toujours selon ce rapport de Sciensano, « À ce jour (depuis le début de l’épidémie), deux décès ont été signalés, tous deux chez des personnes ayant des problèmes de santé sous-jacents ».
Pour l’instant, l’épidémie est principalement centrée sur Bruxelles. Les symptômes associés au mpox commencent généralement par un syndrome grippal, avec fièvre, courbatures et parfois frissons. Par la suite, une éruption cutanée peut apparaître, sous forme de vésicules (petites bulles remplies de pus) ou d’ulcérations au niveau génital (pénis ou rectum).

