Le bourgmestre de Saint-Gilles réagit après l’explosion d’une école.
Le bourgmestre de Saint-Gilles a déclaré : « Bruxelles n’a pas besoin de militaires, mais d’enquêteurs et de patrouilles pour sécuriser les nuits des habitants ». L’explosion survenue rue Théodore Verhaegen a eu lieu vers 00h20 et a causé des dégâts matériels, sans faire de blessés.
« Bruxelles n’a pas besoin de militaires, mais d’enquêteurs et de patrouilles pour sécuriser les nuits des habitants« , a martelé le bourgmestre. Il a condamné une scène « hallucinante« , étant touché qu’une école ait de nouveau été frappée par des incidents liés à une « guerre de territoire entre organisations criminelles« .
Jean Spinette avait déjà lancé un appel à l’aide en octobre dernier, à travers une lettre ouverte, sollicitant des renforts policiers immédiats suite à des tirs près d’une école communale. « Ces derniers jours, coups de feu et explosions s’enchaînent, c’est une véritable gangrène pour la commune« , a-t-il déploré.
Le maire a affirmé que Saint-Gilles était confrontée à « du grand banditisme« , dans un contexte de conflit entre organisations criminelles pour le contrôle de territoires et de points de deal. Les forces de police ont été dépêchées vers 00h20 pour une explosion sur la rue Théodore Verhaegen, à hauteur du OKLM Chicha Lounge Bar, près de la Barrière de Saint-Gilles.
L’explosion a touché le bar ciblé ainsi que plusieurs habitations voisines, sans faire de blessés. La façade du bar a subi d’importants dommages et de nombreuses vitres ont été brisées à l’Institut des Filles de Marie, situé en face.
Cette nouvelle explosion fait suite à une précédente survenue dans la nuit de mercredi à jeudi rue de Bosnie, qui a endommagé une dizaine de véhicules, ainsi qu’à des tirs signalés dans la nuit de jeudi à vendredi rue Gisbert Combaz, sans faire de victimes. Une enquête est en cours pour les trois incidents.

