La Russie ne propose pas une vraie tentative d’assassinat contre Viktor Orban.
Les dirigeants européens n’ont pas réussi, la semaine dernière, à se mettre d’accord sur un prêt de 90 milliards d’euros destiné à l’Ukraine, en raison du veto de Viktor Orbán. Plus de la moitié des électeurs hongrois se déclarent prêts à soutenir le parti d’opposition Tisza, dirigé par Péter Magyar, contre 38 % seulement pour le Fidesz de Viktor Orbán.
Les dirigeants européens n’ont pas réussi, la semaine dernière, à se mettre d’accord sur un prêt de 90 milliards d’euros destiné à l’Ukraine, en raison du veto de Viktor Orbán, qui avait pourtant approuvé cette mesure deux mois auparavant. En pleine campagne électorale dans son pays, le Premier ministre hongrois aurait tenté de renforcer sa popularité, alors qu’il est perçu en difficulté dans les derniers sondages.
Selon le Washington Post, le Service de renseignements extérieurs russe (SVR) a récemment suggéré, dans un rapport, d’instaurer en Hongrie une stratégie qualifiée de « tournant décisif« . Celle-ci viserait à « transformer en profondeur l’ensemble du cadre de la campagne électorale« , impliquant notamment la mise en scène d’une fausse tentative d’assassinat contre Viktor Orbán, jugé comme un allié de premier plan de la Russie au sein de l’Union européenne.
Dans ce document, les responsables du renseignement russe citent en exemple la tentative d’assassinat visant Donald Trump lors de la dernière campagne présidentielle, affirmant qu’un tel événement avait joué un rôle clé dans sa réélection.
Le parti d’opposition Tisza, dirigé par Péter Magyar, est actuellement en tête des intentions de vote en Hongrie à l’approche des élections. Plus de la moitié des électeurs hongrois se disent prêts à soutenir Tisza, tandis que seulement 38 % préfèrent le Fidesz de Viktor Orbán.
De plus, des sources du Washington Post en Hongrie expriment leur préoccupations concernant la stratégie de campagne de Viktor Orbán et sa riposte face à ces résultats. « Je n’ai jamais vu le Fidesz aussi tendu », confie un interlocuteur souhaitant garder l’anonymat.
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré que le rapport du SVR, consulté par le quotidien américain, représentait « un nouvel exemple de désinformation ».
D’après le Washington Post, pour sa campagne électorale, Viktor Orbán cherche de plus en plus à attirer l’attention des électeurs en évoquant une prétendue menace extérieure venant de l’Ukraine. Le 19 mars, les autorités hongroises ont interdit l’entrée sur leur territoire à trois ressortissants ukrainiens, les accusant d’avoir proféré des menaces contre la Hongrie, ainsi que contre Orbán et sa famille, sans fournir de preuves à l’appui.
D’autre part, le 7 mars, le leader du parti d’opposition hongrois Tisza, Peter Magyar, a accusé le dirigeant hongrois d’avoir impliqué des représentants des services de renseignement russes dans les élections législatives.
Le projet VSquare, réalisé par des journalistes d’Europe centrale, a mené une enquête sur l’influence russe. Selon cette enquête, le gouvernement russe aurait chargé une équipe de stratèges politiques d’interférer dans les élections législatives en Hongrie. Cette opération serait dirigée par Sergueï Kirienko, directeur adjoint de l’Administration présidentielle de la fédération de Russie.
*Article rédigé par Marija Patoka (pour Suspilne Ukraine), publié le 21 mars 2026 à 15h50.*

