Grève chez Bpost : perturbations dans les services postaux ce mardi.
La grève chez Bpost a débuté spontanément, fin mars, en opposition au plan de transformation prévu pour la distribution des colis et du courrier. Globalement, 70% des centres de distribution ont repris le travail, mais cela ne signifie pas que cela concerne 70% du volume de courrier et colis à distribuer.
La grève chez Bpost a démarré spontanément à la fin du mois de mars en réaction au plan de transformation prévu pour la distribution des colis et du courrier.
La direction de l’entreprise postale a annoncé un accord concernant ce plan de transformation jeudi dernier. Cependant, les syndicats ont précisé que cette proposition devait encore être soumise à une consultation du personnel. Ainsi, les travailleurs ont maintenu leur mouvement de grève.
Lundi soir, la direction et les syndicats se sont à nouveau rencontrés. L’entreprise a présenté une proposition aux syndicats, qui doivent maintenant consulter leurs membres à ce sujet. « Les syndicats sont en train de discuter avec les travailleurs. On verra quelle sera la situation en fin de journée », a déclaré la porte-parole de Bpost en début de journée ce mardi. La direction espère parvenir à un accord final avec les syndicats avant le 30 avril.
**Certains centres ont repris le travail, d’autres pas**
Mardi après-midi, la reprise du travail dans les centres Bpost variait. Certains centres, souvent de taille plus petite, avaient recommencé leur activité. En revanche, dans les plus grands établissements, notamment dans les grandes villes, la situation était toujours bloquée.
En région liégeoise, par exemple, des centres demeuraient à l’arrêt à Liège, Seraing et Waremme, tandis que le travail avait repris à Herstal, Awans, Villers-Le-Bouillet, Sprimont, Thimister et Saint-Vith.
Dans le Hainaut, Charleroi, La Louvière, Mons et Mouscron étaient toujours en grève.
En revanche, à Namur, Andenne et Marche-en-Famenne, le travail avait repris.
La situation à Nivelles semblait également bloquée.
Globalement, 70 % des centres de distribution ont repris le travail, mais compte tenu de la taille des centres, cela ne signifie pas que cela concerne 70 % du volume de courrier et de colis à distribuer.
La situation est en constante évolution.
Il faudra attendre que les syndicats terminent la consultation de leurs membres pour avoir une vision plus claire.
**Des points de dialogue mis en avant**
Pour ceux qui ont repris le travail et semblent donc accepter les nouveaux horaires proposés par la direction, certains éléments mis en avant par Bpost ont été déterminants. Ces éléments concernent les chèques repas, la limitation de la flexibilité, la conservation des tournées pour les titulaires, ainsi que des restrictions sur le recours à la sous-traitance, selon les explications syndicales.
En revanche, à Bruxelles, les nouveaux horaires semblent difficilement acceptables pour le personnel en grève. Dans une grande ville, terminer le travail plus tard dans l’après-midi, entre 16 et 18 heures, complique le retour des facteurs chez eux, notamment en dehors de la capitale. De plus, ces horaires tardifs poseraient des problèmes à certains travailleurs ayant un flexi-job en fin de journée pour compléter leurs revenus.
De manière générale, selon les syndicats, il serait bénéfique que la direction réalise des projections afin d’expliquer à chaque employé comment la réforme modifiera son heure de travail.

