Belgique

Grève chez Bpost : les petites entreprises ne veulent pas de dédommagements.

Cynthia, libraire, constate une forte baisse de son chiffre d’affaires, indiquant : « On voit la différence. » Marie, gérante d’un commerce, explique que le chiffre d’affaires de son e-shop est tombé à 13-14.000 euros ce mois-ci, alors qu’il est en moyenne de 20.000 euros par mois.


Cynthia est libraire. La camionnette de Bpost ne s’est pas présentée depuis un certain temps. Son commerce, qui est un point poste officiel, lui permet de réaliser des envois de recommandés, de colis et d’autres courriers. Elle déclare : « On fait les recommandés, les envois de colis, tout ce qui est courriers, … Ça attire du monde, mais ça fait un mois que c’est très calme. »

Ce calme signifie moins d’achats impulsifs, comme des magazines ou des boissons fraîches, ce qui impacte fortement le chiffre d’affaires : « On a une forte baisse du chiffre d’affaires. On voit la différence. »

Un autre exemple concerne une boutique de café où la non-réception de colis influence la confiance des clients, comme l’indique Marie, la gérante : « Au fur et à mesure que la grève avançait, on a eu de moins en moins de commandes. Et on voit que ça continue et les chiffres dégringolent. » Bien que les affaires commencent à reprendre progressivement, le préjudice reste important : « L’e-shop en moyenne est à 20.000 euros de chiffre d’affaires par mois. Ce mois-ci, on tourne à 13-14.000. C’est quand même une grosse diminution. »

Derrière ces pertes se pose la question des réparations. À première vue, Bpost ne prévoit pas de compensation en cas de grève, ce qui pousse certaines entreprises à envisager des actions en justice. Antonio Solimando, responsable de la communication à l’UCM, explique : « Les conditions contractuelles de Bpost sont extrêmement restrictives et dédouanent l’opérateur d’une série de responsabilités. Il y a une série d’entreprises qui sont tentées de porter l’affaire en justice pour obtenir des indemnités. »

Le conflit social au sein de Bpost a érodé la confiance des entreprises, qui pourraient désormais se tourner vers d’autres opérateurs.